Abonné

Légumes transformés/Stratégie Jean Martin voit grand

- - 3 min

Le spécialiste des légumes cuisinés provençaux et méditerranéens Jean Martin a inauguré sa nouvelle usine de Tarascon. Cet investissement de 5,5 millions d’euros double la capacité de production de l’entreprise, qui souhaite développer sa marque mais aussi se développer sur le marché des MDD avant de recommencer à se déployer à l’export.

Avec son nouvel outil industriel inauguré à Tarascon, Jean Martin, spécialiste des légumes transformés selon des recettes provençales et méditerranéennes, entend bien renouer avec la croissance. De 7,3 millions d’euros en 2007, le chiffre d’affaires était passé à 6,8 millions d’euros en 2009 avant de remonter à 7 millions d’euros en 2010. En cause, une conjoncture économique difficile, et surtout la perte d’un marché MDD en 2008.
« Avec notre nouvel outil, plus compétitif, on s’ouvre aux MDD », explique Bernard Martin, dirigeant de l’entreprise familiale dont l’implantation, historique, est à Maussane-les-Alpilles (13). Mais ce n’est qu’un des objectifs de l’entreprise.

Le double pari de la marque Jean Martin et des MDD
Il faut dire que la nouvelle usine, dont la construction avait été annoncée en 2008 (1), double les capacités de production, de 3 à 6 millions d’unités. Il s’agit d’un investissement de 5,5 millions d’euros, qui a notamment permis d’internaliser le conditionnement. De 7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009, Bernard Martin vise 10 à 11 millions en 2013. Avec cinq embauches pour le nouveau site, les effectifs sont passés à 40 personnes.
Premier objectif de l’entreprise provençale, développer sa propre marque. En GMS – 80 % de l’activité (2) – le grand sud représente 60 % des ventes, les régions lyonnaise et parisienne respectivement 15 % et le reste de la France 10 %. Jean Martin entend bien développer ses référencements sur l’ensemble du territoire national. « Pour une PME, nous avons toujours soutenu la marque avec des moyens conséquents et nous allons continuer », précise Jean Martin. Comme en 2009, 5 à 6 % du chiffre d’affaires est dévolu à la communication. Autre axe de développement pour l’entreprise, les MDD. « Nous avons déjà de petits contrats et nous avons l’espoir d’un beau référencement bientôt. » Sur ce marché comme pour la marque propre, Bernard Martin tient à rester fidèle à son positionnement, les recettes méditerranéennes et provençales.

Se redéployer à l’export
Dans un second temps, le dirigeant souhaite se réattaquer au marché de l’export, qui a été plus important au début des années 2000. « A l’époque, nous avions des marchés aux Etats-Unis. Mais nous avons seulement conservé une activité en Europe. De 10 % du chiffre d’affaires, l’export est passé à 5 %. » Le redéploiement à l’export pourrait intervenir en 2011. « Il faut de l’énergie et de la persévérance sur des régions précises, avec un niveau de vie élevé. Par ailleurs, il est difficile de vendre la Provence si elle n’est pas théâtralisée », analyse le dirigeant. D’où l’idée de développer des corners ou pourquoi pas des boutiques. Quant aux marchés envisagés, Bernard Martin songe à retourner aux Etats-Unis et à se lancer en Chine.

(1) Cf Agra alimentation n°2015 du 10 avril 2008 p. 23 et n°2072 du 2 juillet 2009 p. 21
(2) Le reste de l’activité se répartit comme suit : 5 % en RHF, 5 % à l’export, 5 % pour la boutique de Maussane et 5 % pour les olives, activité historique de l’entreprise.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.