«On ne peut pas tergiverser, les producteurs ont besoin d’intrants et ils doivent pouvoir les acheter sans problème de trésorerie », a expliqué Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, au ministre de l’Alimentation, le 19 janvier, lors du congrès d’Orama. Le syndicaliste est revenu sur les arbitrages gouvernementaux à l’occasion du bilan de santé de la Pac. « Dès le début, il a toujours été admis à la FNSEA qu’un minimum de rééquilibrage était nécessaire », a-t-il indiqué. Mais « la synthèse entre des positions relativement bloquées était difficile, voire impossible », a-t-il reconnu, estimant que la faute en est revenue « à nous tous », plus encore qu’au ministre de l’époque. « Tout le monde n’était pas prêt à ce bout de chemin », a-t-il résumé. Quoi qu’il en soit « l’effort demandé aux grandes cultures n’était pas supportable si le marché devait se dégrader, or nous sommes dans cette situation », a signalé le président de la FNSEA. « Il faudra mettre en place très vite ce comité de suivi des grandes cultures et évaluer la réalité des situations pour soutenir les revenus des producteurs », a insisté le responsable. Celui-ci a également relevé « les limites du tout DPU (Droit à paiement unique) et du seul DPU comme assurance revenu », qui ne suffit pas à protéger les producteurs lorsque les marchés dégringolent. Dans cette optique et de façon plus large, la FNSEA compte bien faire des propositions pour la Pac de l’après 2013. « Nous entamons une tournée régionale pour anticiper le débat », a signalé Jean-Michel Lemétayer, en soulignant qu’il souhaitait obtenir une « position la plus forte possible » au sein de son syndicat.
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