«Je vous livre ci-après ma contribution » pour « parvenir à une résolution de la crise actuelle dans l’intérêt des éleveurs et des entreprises d’abattage ». Tels sont les propos rédigés par Jean-Paul Bigard, président du groupe Bigard, le 9 novembre, à la suite de la réunion avec le ministre de l’Agriculture. « Les éleveurs sont les premières victimes » de « l’entrée dans le cercle vicieux du déclin de l’économie » de la filière bovine et « du découragement de ses acteurs », souligne-t-il. « Notre responsabilité est de leur redonner des perspectives et avant tout celle d’avoir l’assurance de pouvoir vivre de leur métier ».[…] Ceci passe par le retour de la confiance entre les éleveurs et les entreprises d’abattage ainsi que l’amélioration des équilibres économiques offre-demande ; la prise en compte d’adaptations structurelles à mettre en œuvre à tous les niveaux de la filière ; la volonté collective et déterminée de défendre la valeur de nos produits sur le marché ; l’action effective de l’Etat pour réduire certains handicaps de compétitivité en particulier de nature réglementaire. » Il précise que s’il s’engage à apporter toute sa « contribution » à « la reprise d’un dialogue équilibré, constructif et efficace », il en attend autant de « tous les autres acteurs économiques » de la filière. Il décrit une filière bovine française, « minée par la rentabilité économique la plus faible de tous les secteurs de l’agro-alimentaire tant en ce qui concerne l’élevage que l’activité d’abattage, éreintée par la puissance d’achat des grandes enseignes de distribution pour lesquelles le prix ne sera jamais assez bas, affaiblie par des distorsions de concurrence intra-européennes ».
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