Pour Jean-René Buisson, président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), les dispositions de la LME ne sont pas effectives. En effet, « le dispositif a été interprété par les enseignes de distribution comme un moyen d’ouvrir la voie à une négociation fondée sur les seuls rapports de force ». La LME prônait une négociation personnalisée d’un prix de vente avec chaque enseigne, sur le fondement d’un tarif identique, socle de la négociation. Or, selon Jean-René Buisson, on constate une aggravation des pratiques abusives avec des contrats annuels dépourvus de contenu, des demandes de tarifs personnalisés et des refus de tarifs. Le non respect de la date butoir du 1er mars pour signer les conventions annuelles est la règle, parallèlement à une réouverture des négociations de plus en plus tôt, signale le président de l’Ania.
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