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Ania Jean-René Buisson réélu à la présidence de l’Ania

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Pour son troisième mandat à la tête de l’Association des industriels de l’alimentaire, Jean-René Buisson ne va pas remiser le classique dossier industrie-commerce. Le projet actuel de loi de modernisation agricole serait même une « opportunité » pour améliorer la situation tendue créée depuis 2008 par la LME.

Président de l’Association nationale des industries alimentaires depuis 2004, et réélu déjà en 2007, Jean-René Buisson a obtenu le 6 mai, par un vote à l’unanimité du conseil d’administration, d’être reconduit pour un troisième mandat de trois ans.
Malgré les turbulences qui ont accompagné en fin d’année la décision de l’Ania de quitter le Medef et la défection de certaines de ses branches, c’est donc la continuité qui prévaut aujourd’hui au sein du lobby de l’agroalimentaire. A 62 ans, le président Buisson (ex-Danone) a affiché, au sortir cette réélection, sa volonté de poursuivre, durant ces trois prochaines années, « la modernisation de nos organisations professionnelles et de promouvoir et valoriser l’industrie alimentaire, tant sur les aspects économiques, les métiers, l’emploi, que les valeurs de l’alimentation ».
Toujours en première ligne sur le front des relations industrie-commerce, l’Ania revient d’ailleurs dans son dernier Flash sur les grandes difficultés de mise en œuvre de la LME. Ce qui l’incite à « rouvrir les discussions avec les pouvoirs publics » pour sortir des « divergences d’interprétation du dispositif » qui aboutissent à une multiplication des dérives et abus, très dangereux pour l’ensemble de la filière agroalimentaire ».

Profiter de la LMA
« Le projet de Loi de modernisation agricole (LMA), qui porte notamment sur la compétitivité de la filière agricole, pourrait présenter une opportunité pour préciser le dispositif mis en place en 2008 dans le cadre de la LME », suggère l’Ania. Des points d’éclaircissement sont en effet indispensables à ses yeux pour obtenir la bonne application des textes. Le lobby des industriels juge en effet nécessaire de « réaffirmer la primauté des conditions générales de vente et du tarif, refuser une négociabilité qui ne serait pas assortie de contreparties sur des engagements concrets e vérifiables et garantir une négociation plus équilibrée, par l’obligation d’un formalisme minimum dans la convention annuelle ».

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