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Jeune bovin : la parité des monnaies orientera les importations de la Turquie

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La Turquie a fait mine d’Eldorado depuis quelques mois pour la production de jeunes bovins français. Le pays importe d’Allemagne, de France et de Pologne pour subvenir à son déficit de production local. Si la hausse des droits de douanes de 30% à 45%, le 19 mars, a entraîné « un ralentissement du flux », selon la Lettre de conjoncture lait et viande de mai de l’Institut de l’élevage, la demande intérieure est « repartie à la hausse ». En mars, les importations se sont effectivement « accélérées », avec 17 tonnes équivalents carcasse supplémentaires (téc), soit 1/3 de plus qu’en février. « Le maintien de la monnaie turque jusqu’à la fin de l’année est de plus en plus prévisible, c’est le prix, en monnaie turque, des viandes polonaises, allemandes et françaises qui déterminera l’origine des flux », prévoit l’Institut de l’élevage. Il constate également qu’« en Pologne, où l’engraissement résiste à la hausse du prix de l’aliment, la production de taurillons des deux premiers mois de l’année est toujours très supérieure (+37%) aux chiffres de 2010, soit une moyenne de 4 800 téc par mois. Malgré les fortes disponibilités, l’offre reste déficitaire face à l’appétit du marché turc, qui s’est porté acquéreur de près de 8 000 téc de viande polonaise lors du seul mois de mars selon Turkstat. »

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