À l’occasion du salon Sival (13-15 janvier) à Angers, a été présentée par une enquête menée par l’Astredhor (institut technique horticole) questionnant les horticulteurs et les pépiniéristes (mais pas les multiplicateurs) sur leur stratégie d’approvisionnement en jeunes plants. « Les jeunes plants et leur sélection par les professionnels ont un effet direct sur la qualité finale de la plante. C’est pourquoi il est indispensable de voir l’évolution du marché et de la concurrence », a expliqué Anne Laure Laroche, animatrice de UMT STRATège à l’Astredhor. La filière jeune plants en France est structurellement en baisse depuis plusieurs années.
Il ressort de l’enquête qu’ils font appel en moyenne à neuf fournisseurs différents par an : plus chez les pépiniéristes (13) que chez les horticulteurs (7). Si les trois quarts des pépiniéristes essaient de s’approvisionner en jeunes plants « Made in France », ils ne sont que 25 % chez les horticulteurs, plus tributaires des fournisseurs étrangers pour des raisons de prix.
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L’enquête a aussi cherché à mesurer la place de la multiplication de jeunes plants réalisée en interne. Il apparaît qu’elle existe chez les trois quarts des répondants. Les raisons qui les poussent sont différentes : chez les horticulteurs, il s’agit de maîtriser les coûts alors que pour les pépiniéristes, c’est la maîtrise des gammes qui importe. La part des jeunes plants multipliés en interne peut atteindre 30 % de l’offre. Par ailleurs, 93 % des professionnels indiquent utiliser le bouturage pour cela. Dans cette optique, Laurent Mary, responsable du pôle horticole de la station du Caté (Bretagne) a présenté les résultats du projet Racin’Air qui étudie des dispositifs pilotes de bouturage par aéroponie à un stade industriel.
PG