À l’occasion d’une conférence de presse le 15 février, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a annoncé l’adoption d’un protocole d’accord entre la préfecture d’Île-de-France et la profession céréalière, afin d’assurer la continuité de l’activité céréalière en amont et pendant les Jeux olympiques (JO) de Paris 2024. Le dispositif en question comprend cinq mesures, dont « la réduction du nombre de jours d’interruption de la navigation de dix à six jours et demi ». La Seine sera ainsi fermée à toute navigation en région francilienne « du 20 au 26 juillet » pour préparer la cérémonie d’ouverture des JO, a précisé le préfet de la région Île-de-France Marc Guillaume. Par ailleurs, les horaires des ouvertures des écluses seront allongés, avec une fermeture repoussée à minuit au lieu de 20 heures, et des zones de stockage prioritaires seront identifiées pour les barges céréalières permettant leur amarrage entre les périodes d’ouverture de la circulation sur la Seine.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
En outre, un guichet unique visant à traiter « d’éventuelles difficultés » rencontrées par les opérateurs économiques durant les JO sera mis en place, de même qu’une méthode de travail permettant d’étudier les mécanismes de compensation « en cas de préjudices subis par les céréaliers ». Pour rappel, la période estivale est « critique » pour la profession céréalière, alors que la récolte, le transport et le stockage des grains ont lieu. Sur les 3 Mt de céréales qui empruntent la Seine, 1 Mt circule à cette période de l’année, rappelle d’ailleurs Jean-François Loiseau, président d’Intercéréales (interprofession céréalière), qui juge les mesures « positives », mais appelle les services de l’État à poursuivre le travail pour « améliorer quelques points, notamment pendant les arrêts ».