Le groupe agro-alimentaire japonais Nissin Food Products a annulé le projet de fusion de sa division surgelés avec celle du fabricant de cigarettes Japan Tobacco (JT), impliqué dans un retentissant scandale de raviolis toxiques en provenance de Chine.
La décision de rompre l’accord a été adoptée par le conseil d’administration de Nissin. Le groupe reproche à Japan Tobacco son inaction prolongée dans cette affaire qui a incommodé près de 400 personnes et intoxiqué une dizaine.
Japan Tobacco et Nissin avaient lancé en novembre 2007 une offre publique amicale conjointe sur le fabricant de surgelés Katokichi, malmené ces dernières années par un scandale de falsifications comptables. A l’origine, Japan Tobacco devait prendre le contrôle de 100% de Katokichi, puis revendre 49% des actions à Nissin, pionnier de la nouille lyophilisée instantanée.
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Le projet prévoyait qu’une fois Katokichi acheté, JT et Nissin transféreraient vers cette entreprise leurs propres divisions d’aliments surgelés, dont la société Asahi Kasei, acquise par JT en 1999. L’opération aurait créé le leader du secteur au Japon, avec un chiffre d’affaires annuel de 260 milliards de yens (1,68 milliard d’euros).
A l’issue de la première phase du projet, bouclée fin décembre, JT détient désormais 94% de Katokichi après avoir déboursé 102,14 milliards de yens (623 millions d’euros) au cours de son offre publique d’achat. Mais il ne pourra plus, désormais, revendre la moitié de ces actions à Nissin comme prévu.