Les 11 et 12 juillet, les opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes se réunissaient sur le site pour rappeler leur position. Le 17 juillet, le tribunal administratif de Nantes doit se prononcer sur les recours déposés par les associations environnementales pour arrêter le projet.
Le tribunal administratif de Nantes doit se prononcer le 17 juillet sur les recours déposés par les associations opposées au projet de l'aéroport Notre Dame-des-Landes, a-t-on appris du coprésident de l'Acipa (association des opposants au projet) Dominique Fresneau, le 7 juillet. 17 recours ont été déposés en décembre 2013 contre deux arrêtés. L'un porte sur la protection des espèces et l'autre sur la loi sur l'eau.
L'Acipa, France nature environnement, la Ligue pour les oiseaux... entendent faire appel en cas d'avis défavorable à leurs recours. L'enjeu est de taille : l'Acipa rappelle que « le gouvernement et le président de la République ont promis qu'il n'y aurait pas de démarrage des travaux avant l'épuisement des recours déposés ». Au vu des appels à venir sur le jugement du tribunal administratif de Nantes, les opposants estiment que les travaux ne commenceront pas avant les élections présidentielles de 2017. Pour l'heure, le rapporteur public a émis un avis défavorable aux 17 recours. « Le problème, c'est que l'Etat est juge et parti », insiste Dominique Fresneau. Le projet de Notre-Dame-des-Landes est financé par Vinci, l'Etat et les collectivités pour un coût total de 556,5 millions d'euros, dont 44 % de fonds publics.
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Pour rappel, l'enjeu agricole est significatif (voir tableau). Selon le rapport de mission d'expertise agricole établi par les pouvoirs publics en 2013, « la perte nette de surfaces agricoles utilisées est d'environ 865 hectares ». 40 exploitations sont directement touchées. Les pouvoirs publics prévoient la fin de la production d'un volume de 1,5 million de litres de lait, de viande d'un troupeau de 280 vaches et de grandes cultures de 150 hectares. « Il s'agit d'une zone bocagère, d'un bassin laitier, souligne Dominique Fresneau, il y a même un beurre Notre-Dame-des-Landes, connu bien avant le projet d'aéroport ». Dans la région, il y a peu de grandes cultures : c'est une zone d'élevage. « Les agriculteurs font du maïs pour les vaches laitières », poursuit le coprésident de l'Acipa. Le site de l'aéroport a « toujours été utilisé par les éleveurs ». Le 17 juillet, une nouvelle étape sera franchie dans ce dossier. A suivre...