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Julien Denormandie plutôt bien accueilli par les syndicats agricoles :

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L’APCA demande un ministre qui « accompagne les transitions »

Réagissant auprès d’Agra presse à la nomination d’un nouveau ministre de l’Agriculture le 6 juillet, le président de l’APCA (chambres d’agriculture), Sébastien Windsor, souhaite un ministre « à l’écoute » et qui « accompagne les transitions » auxquelles sont confrontées les agriculteurs. « L’agriculture vit une crise et des difficultés importantes, avec une moisson qui s’annonce compliquée, une sécheresse, des difficultés liées aux ravageurs, des attentes très fortes de la société et une restructuration économique, résume-t-il. Il faut accompagner les agriculteurs dans ces transitions ». S’adressant aux trois ministres, de l’Agriculture, de la Cohésion des territoires, et de la Transition écologique, l’agriculteur de Seine-Maritime demande « une politique plus incitative et moins coercitive, une politique d’accompagnement des agriculteurs dans le changement ».

Pour les coopératives, le nouveau ministre doit d’abord assurer la « sortie de crise »

Adressant toutes leurs félicitations à Julien Denormandie pour sa nomination, la Coopération agricole lui demande, dans un communiqué du 7 juillet, de placer en haut de ses ambitions « la sortie de crise, qui a durement impacté le monde agricole et agroalimentaire ». « La Coopération agricole appelle à des décisions stratégiques fortes au travers d’un plan de relance pour soutenir l’ensemble des filières et réaffirme l’importance fondamentale de travailler à bâtir la souveraineté alimentaire de notre pays », indique les coopératives rappelant avoir élaboré une plateforme de trente mesures d’avenir en ce sens.

La FNSEA veut que la « souveraineté alimentaire » soit une priorité

Réagissant à la nomination de Julien Denormandie au poste de ministre de l’Agriculture le 6 juillet, la FNSEA demande, dans un communiqué, que la « souveraineté alimentaire » soit « une priorité d’action », concrétisant ainsi « la promesse du Président de la République » faite lors de ses allocutions de la période de confinement. Côté agenda, la FNSEA attend notamment le nouveau ministre sur la « séquence européenne qui s’ouvre par la discussion du cadre financier pluriannuel dès ce mois-ci et qui va se poursuivre par la discussion du plan stratégique national (PSN) ». Le syndicat avertit que « ces premiers pas du ministre et les choix faits indiqueront clairement l’ambition du gouvernement pour un secteur agricole et agroalimentaire dont la crise du Covid a rappelé le caractère stratégique ».

Les JA veulent la « résilience » et le « renouvellement » à l’agenda

Les Jeunes agriculteurs (JA) se « félicitent » de la nomination de Julien Denormandie, et l’appellent à placer les thèmes suivants « à l’agenda politique » : la « résilience » de l’agriculture, le « renouvellement des générations » et une « politique alimentaire européenne et internationale cohérente ». À l’instar de la FNSEA, les JA appellent le ministre à poursuivre le récent travail engagé « répondre à l’enjeu d’assurer notre souveraineté alimentaire » et lui demandent de ne pas abandonner le projet de loi foncière, dans l’objectif « de faciliter l’accès des terres aux jeunes et de réguler les transactions foncières ». Concernant le renouvellement des générations, ils appellent Julien Denormandie à prendre les mesures suivantes : « promotion du métier », « renforcement de la formation initiale et continue, de l’accompagnement humain et financier » et « facilit (ation de) la transmission des exploitations ».

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La Conf' propose à Julien Denormandie de s’inscrire « dans la rupture »

Réagissant à la nomination de Julien Denormandie, la Confédération paysanne lui propose, dans un communiqué le 7 juillet, un « plan en trois volets », intitulés « protéger, installer et socialiser », avec pour objectif d’inscrire « les 2 années à venir dans la rupture des précédentes ». Pour « protéger », la Conf' propose « un durcissement de la loi Egalim, une régulation des volumes au niveau européen et une PAC articulée sur l’actif agricole et non plus sur l’hectare ». Pour « installer », le syndicat demande « une loi foncière ambitieuse » Enfin, pour « socialiser », la Conf' met en avant son projet de « sécurité sociale de l’alimentation » et la réforme de la PAC ».

Pour la CR, la priorité est aux « prix rémunérateurs à la production »

Enfin, de son côté, la Coordination rurale « se félicite » également de la nomination de Julien Denormandie rue de Varenne, et émet le souhait de le rencontrer « rapidement ». Cité dans un communiqué le 7 juillet, le président de la CR Bernard Lannes espère que « la nécessité de retrouver très rapidement des prix rémunérateurs à la production soit l’une des priorités de ce gouvernement, car nous en sommes malheureusement loin. » Notant que le nouveau ministre a été formé à AgroParisTech, le syndicat « espère également que sa formation d’agronome lui permettra d’appréhender de façon pragmatique ce secteur sensible et qu’il prendra une part active dans la définition de la nouvelle orientation de la PAC. »

Le Modef appelle Julien Denormandie à se saisir des dossiers « brûlants »

Le Modef promet d’aborder plusieurs « sujets brûlants » avec le nouveau ministre lors d’un entretien prévu « dans les prochains jours », selon un communiqué le 7 juillet. Le syndicat minoritaire souhaite tout d’abord que la conférence sur la souveraineté alimentaire prévue à l’automne, annoncée le 18 juin par Didier Guillaume, ait bien lieu. Il « exige » un plan de relance agricole de 5 Mrd€ pour les producteurs touchés par la baisse des prix durant la période de confinement et rappelle que l’ensemble du monde agricole est dans l’attente d’une loi foncière. Il demande que Julien Denormandie prenne « à bras-le-corps » les problématiques de retour de la valeur aux producteurs et d’encadrement des marges de la grande distribution. »

Plusieurs syndicats demandent le maintien de la loi foncière

Le Modef, seul syndicat à défendre la grande conférence sur la souveraineté alimentaire