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Près de deux mois après le début du scandale sur la viande de cheval retrouvée dans des plats censés être au bœuf, Kantar Worldpanel, spécialiste mondial en matière de veille sur la consommation, constate que les plats surgelés « ont été impactés mais on ne constate pas une désaffection majeure ». Selon une étude réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 12 401 personnes entre le 15 et le 25 mars, soit un peu plus d'un mois après le début du scandale, 99% d’entre eux ont entendu parler de cette affaire, mais seulement 40% se sentent directement concernés. Il faut dire que, sur toute l’année 2012, 59% seulement des ménages ont acheté des plats de ce type, tels que lasagnes, moussakas, hachis parmentier. Aussi, au moment où l’affaire a été révélée, 82% des ménages français n’auraient dans tous les cas probablement pas acheté de plat cuisiné surgelé à base de viande/pâte dans le mois suivant. L’enquête montre que « l’attractivité des plats cuisinés a été légèrement entamée sur la période du début de l’affaire, sans pour autant dépasser les 10% d’acheteurs en moins ». Dans le détail, sur les lasagnes bolognaises, 2,7% de ménages (soit environ 729 000 foyers) en ont acheté à la période P2 (du 28 janvier au 24 février 2013), contre 3% en moyenne sur une P2 « moyenne », soit une baisse de 10%. Celle-ci n’est que de 3% pour les hachis parmentier et nulle pour les moussakas. L’impact reste donc relativement restreint à ce stade de la crise, soit sur les 2 premières semaines. Il conviendra bien entendu de suivre cette tendance dans le temps avec les résultats des prochaines périodes », analyse Kantar.
Confiance touchée
En revanche, si l’impact dans les comportements d’achats est pour l’instant assez peu visible, l’affaire a encore mis l’accent sur la confiance, déjà fragilisée, que les consommateurs peuvent avoir dans les produits alimentaires, note l’institut : 60% des interrogés sont globalement d’accord avec l’assertion « Je vais réduire mes achats de plats tout prêts ». De même, ils déclarent à 72% qu’ils vont préparer plus souvent des plats « faits maison ». En revanche, il est intéressant de noter que le rôle des industriels comme des distributeurs dans l’affaire semble avoir été plutôt bien compris par les consommateurs : près des 2/3 ont toujours confiance dans les produits de la marque de leur magasin, et 55% dans les produits de marques nationales.
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