Hervé Durand fabrique en Bourgogne des produits fermentés inspirés de la gastronomie japonaise, mais en s’approvisionnant localement en matières premières biologiques. Il cherche à mobiliser un million d’euros, dont 200 000 euros en financement participatif.
Hervé Durand fabrique en Bourgogne des produits fermentés inspirés de la gastronomie japonaise, mais en s’approvisionnant localement en matières premières biologiques. Il cherche à mobiliser un million d’euros, dont 200 000 euros en financement participatif.
La campagne de collecte auprès du grand public de Kura, fondé en 2015, bat son plein sur la plateforme de financement participatif Lita. Déjà plus de la moitié du montant visé, 200 000 euros, a été mobilisée auprès de particuliers qui croient au développement de l’activité d’Hervé Durand : fabriquer des produits fermentés, inspirés de la gastronomie japonaise, mais adaptés au goût des Français et à partir de matières premières locales et biologiques. « Nos produits ne visent pas forcément les amateurs de cuisine japonaise mais plutôt tous ceux qui veulent donner du goût à leur cuisine à partir de protéines végétales », explique le fondateur de Kura.
L’homme a passé sept ans de sa vie au Japon et a « importé » en Bourgogne les méthodes de fermentation permettant de fabriquer du saké, du miso, du koji, du tamari ou de la bière. Ses produits sont vendus pour l’essentiel sous sa marque Kura dans les magasins spécialisés biologiques (Biocoop, La Vie Claire, Comptoirs de la Bio) et sur les plateformes de e-commerce.
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Nouveaux équipements, nouvel atelier
L’idée d’Hervé Durant est de compléter ce financement participatif par une levée de fonds auprès d’investisseurs, sans doute une banque et un distributeur spécialisé biologique, permettant de mobiliser au total un million d’euros. Objectif : « Investir essentiellement dans l’outil de production, permettant d’atteindre une capacité de 500 tonnes par an », explique Hervé Durand. Kura prévoit aussi de déménager dans un atelier de 800 m2, contre 200 m2 actuellement, à une vingtaine de kilomètres de son site actuel de Poisson (Saône-et-Loire), près de Dijon. De quoi avoir assez de place pour installer ses nouvelles machines et assurer le lancement de nouveaux produits dans de bonnes conditions. À l’automne, Kura lancera sa première sauce de soja, produit actuellement en cours d’élaboration. Selon les prévisions de la société, le chiffre d’affaires devrait atteindre 600 000 euros fin 2022, puis 2 millions d’euros fin 2023.