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Changement climatique Kyoto, l’accord le plus contraignant jamais conclu

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Adopté le 11 décembre 1997 et ratifié par 141 pays dont 34 industrialisés, le protocole de Kyoto sur le changement climatique est entré en vigueur le 16 février. C’est l’accord environnemental le plus contraignant jamais conclu, mais les Etats-Unis, plus gros pollueurs de la planète, ont refusé de le signer. Un rapport de la Commission de Bruxelles évalue les effets du changement climatique sur l’agriculture européenne et les avantages pour ce secteur de lutter contre ce phénomène.

Le protocole de Kyoto demande aux pays industrialisés de réduire de 5 % par rapport à 1990 d’ici 2012 leurs émissions de gaz carbonique (CO2) et de cinq autres gaz à l’origine du changement climatique. Il a été rejeté en 2001 par les Etats-Unis. Depuis la défection américaine, son entrée en vigueur dépendait de la Russie qui l’a finalement ratifié le 18 novembre 2004. Les pays en développement, pour leur part, n’ont que des obligations d’inventaire.

L’échange entre pays industrialisés de droits d’émission est l’un des instruments instauré par le protocole. Il a été mis en œuvre par l’UE sur le plan interne le 1er janvier dernier.

Les gaz à effet de serre sont pour l’essentiel rejetés dans l’air lors de la combustion des énergies fossiles, c’est-à-dire du charbon, du pétrole et du gaz.

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Un plus pour le secteur des énergies renouvelables

« Certaines parties de l’Europe, en particulier au centre et au nord, devraient potentiellement bénéficier de la concentration croissante de CO2 et de l’augmentation des températures (qui en découle). Les surfaces cultivées pourraient être étendues vers le nord, et les saisons de pousse rallongées », souligne une communication adoptée le 9 février par la Commission de Bruxelles et intitulée Vaincre le changement climatique planétaire. « Dans le sud de l’Europe, l’agriculture pourrait d’être menacée par le changement climatique du fait de contraintes croissantes pour l’eau », poursuit le document. « Au cours de la vague de chaleur de 2003, plusieurs pays sud-européens ont souffert de baisses de rendement pouvant atteindre 30%, alors que certains pays du nord ont profité de températures plus élevées et de moindres chutes de pluie. Les mauvaises récoltes pourraient devenir plus courantes du fait d’une augmentation de la fréquence des événements climatiques extrêmes (sécheresses, inondations, orages, grêle), de la présence d’insectes nuisibles et des maladies ».

Le rapport de Bruxelles note ensuite que les coûts et bénéfices de la limitation du changement climatique devraient être différents entre les secteurs d’activités et à l’intérieur des secteurs. Par exemple, précise-t-il, « on peut s’attendre à une demande accrue d’énergie à partir de sources renouvelables (y compris les cultures énergétiques en agriculture) et d’électricité générée par l’énergie nucléaire ».