Tilly Sabco, deuxième exportateur de poulets français, a annoncé qu’il allait réduire de 40% sa production. Une raison : la baisse des restitutions. Les salariés et les accouveurs sont les premiers touchés, les éleveurs pourraient être les prochains.
Le n° 2 du poulet export, Tilly Sabco, a annoncé qu’il allait réduire de 40 % son volume de production, essentiellement exporté vers les pays tiers. Selon un communiqué du 30 août, « les rapports des services des Douanes montrent que la valorisation des poulets sur le marché du Moyen Orient a baissé de 411 euros/tonne de poulet, entre la moyenne des cours du 1er semestre 2013 et les cours actuels. Ainsi, sur la base de 20 000 tonnes exportées mensuellement, la filière poulet grand export enregistre chaque mois un manque à gagner de 8 millions d’euros. Les cours de la tonne de poulets commercialisés sur le Moyen-Orient ne permettent donc plus, selon l’entreprise, de couvrir les coûts variables de production de la filière ». Selon l’entreprise, des négociations sont en cours avec les salariés pour en tirer les conséquences sur le plan de l’emploi. Daniel Sauvaget, président-directeur général de Tilly-Sabco, rappelait en juin 2013 lors d’une conférence de presse qu’« environ 1 000 emplois sont directement ou indirectement rattachés à l’économie de l’abattoir ». Par ailleurs, il rappelait l’évolution croissante et continue des tonnages abattus par son entreprise avec une perspective de hausse pour 2013. « En 2013, Tilly-Sabco produira 75 000 tonnes », affirmait-il. C’était sans compter les conséquences à effet rapide de la baisse des restitutions à l’export sur la rentabilité des activités vers les pays tiers. D’autant que la production de Tilly-Sabco est « entièrement destinée à l’export, dont 91% du chiffres d’affaires sont réalisés au Moyen-Orient ». Si les négociations sont en cours avec les salariés, il n’est pas question dans le communiqué de presse de négociations avec les éleveurs. Selon André Quenet, président de la section aviculture de la FDSEA du Finistère, « les premiers touchés sont les accouveurs ». Certains de leurs œufs ont d’ores et déjà été écartés du circuit pour diminuer les mises en place à venir. Les éleveurs, eux, ont encore des poulets dans leurs bâtiments. C’est au cours des prochaines mises en place courant septembre que les effets devraient se faire sentir pour les 200 éleveurs travaillant avec Tilly-Sabco.
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