La micro-brasserie créée en 2014 réalise sa première levée de fonds – un million d’euros – dont le montant dépasse largement les espoirs de son fondateur. La bière élaborée près de Bordeaux allie gastronomie et ingrédients biologiques.
« On espérait 500 000 euros, mais c’est finalement un million d’euros qui ont été collectés », explique Grégoire Agostini, le fondateur et unique actionnaire de la brasserie Burdigala, le nom latin de Bordeaux. Il ne sera bientôt plus tout seul au capital puisque sa levée de fonds se traduit par la cession d’un tiers de l’entreprise à ces nouveaux actionnaires : la moitié sont des particuliers et l’autre moitié des entreprises.
La levée de fonds réalisée par l’intermédiaire de la plateforme Tudigo s’inscrit dans un plan d’investissement comprenant un million d’euros de prêt bancaire et une aide de la région Nouvelle-Aquitaine de 200 000 euros. « 1,2 million d’euros vont être investis dans une brasserie qui nous permettra de produire jusqu’à 10 000 hectolitres par an », prévoit Grégoire Agostini. Selon ses prévisions, celle-ci devrait être opérationnelle fin 2019 ou début 2020, mais il faut encore trouver le terrain. Le jeune brasseur compte rester dans les environs de La Teste, non loin du bassin d’Arcachon (Gironde) où est installé sa micro-brasserie.
Des capacités limitées à l’origine de ruptures de stocks
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« En 2018, nous produirons 180 hl, et en 2020, 200 hl, mais ce n’est pas assez par rapport à la demande actuelle, ce qui a entraîné plusieurs ruptures de livraison », souligne le fondateur. Il prévoit également la construction d’un bar ouvert sur la brasserie, qui permettra aussi de faire de la vente directe.
Selon le fondateur, le succès de cette levée de fonds est à chercher dans l’historique de la société. Fondée en 2014, elle connaît une croissance régulière de son activité qui est déjà bénéficiaire (chiffre d’affaires de 220 000 euros en 2018), ne commercialise ses produits qu’en direct auprès de détaillants, de restaurateurs ou via le e-commerce, en évitant la grande distribution, et développe des produits originaux, positionnés sur le créneau de la bière gastronomique élaborée à partir d’ingrédients biologiques.
À l’avenir, Grégoire Agostini ne compte pas organiser de nouvelle levée de fonds, préférant recourir à des prêts bancaires. Les principaux défis actuels consistent à sécuriser ses approvisionnements en matières premières biologiques, augmenter le taux d’ingrédients locaux, et lancer de nouvelles recettes.