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La bio doit « utiliser les biotechnologies végétales », plaide l’AFBV

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Les filières agricoles ont besoin de « tous les outils de sélection des plantes permettant une amélioration rapide des variétés », a plaidé le 12 octobre Georges Freyssinet, le président de l’Association des biotechnologies végétales (AFBV) en marge de son colloque. Cela inclut la bio, qui doit pouvoir « utiliser de manière raisonnable les biotechnologies végétales » et notamment les nouvelles techniques de sélection génomique (NBT). L’AFBV se place dans la perspective des 25 % de surfaces biologiques en 2030, voulue par la Commission européenne dans son Pacte vert. Un objectif inatteignable sans une amélioration de la productivité, estime Georges Freyssinet, rappelant la différence de rendement par rapport au conventionnel « estimée en moyenne à 25-30 % de moins ». Le meilleur moyen de développer la bio sans nuire à sa durabilité environnementale est d’« investir massivement dans l’amélioration génétique des plantes », martèle l’association.

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« La bio a refusé l’utilisation des OGM », regrette-t-il. Concernant l’édition génomique, l’AFBV souhaite « une analyse rationnelle des potentialités de la technologie ». Les NBT seront, « dans les années à venir, probablement un des meilleurs outils pour obtenir rapidement des variétés résistantes aux maladies et insectes, au stress hydrique, ou développant des qualités gustatives, nutritionnelles », considère Georges Freyssinet. Pour preuve, il cite l’enquête de 2021 du Centre commun de recherche (JRC) de la Commission européenne, qui recense plus de 400 projets d’édition génomique dans le monde. Cela vise quelque 80 espèces cultivées dont près de la moitié concerne des céréales, environ 20 % des oléagineux, et plus de 10 % des potagères, note l’AFBV. Et de relever des travaux sur la résistance aux maladies fongiques, aux virus, la tolérance à la sécheresse, la qualité des produits.

« Investir massivement dans l’amélioration génétique »