A l’occasion des 4e Rencontres internationales de l’agriculture durable, Agnès Lebrun, député au Parlement européen, a dénoncé « les limites du modèle de l’agriculture (intensive qui) a rapidement été atteinte par les dégâts constatés sur l’écosystème ». La principale crainte avancée par les différents intervenants touchait en effet à la biodiversité. « L’agriculture sera poussée vers la monoculture en retournant les prairies permanentes car c’est ce qui marche », a mis en garde Thomas Garcia Azcarate, conseiller économique pour l’analyse des marchés agricoles à la Commission européenne. Ces tables rondes ont également été l’occasion de tordre le cou à certaines « idées reçues » concernant l’agriculture durable. « Les agriculteurs peuvent améliorer leurs résultats environnementaux et économiques », a assuré Konrad Schreiber, chef de projet de l’Institut de l’agriculture durable. Selon lui, la recherche permettrait d’améliorer les rendements tout en gardant une agriculture respectant la biodiversité. « Avec cette agriculture, les rendements doubleront », a-t-il lancé. Thomas Garcia Azcarate, a quant à lui tenu à remettre en cause le modèle du « produire plus » estimant que « le rôle de l’Europe n’est pas d’alimenter le monde, mais d’aider le monde à s’alimenter ».
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