Nicolas Dufourcq, directeur général de la nouvelle Banque publique d'investissement (BPI), n’a pas manié la langue de bois pour exprimer, dans un entretien exclusif mis en ligne sur le site de l’Usine nouvelle, sa conception du rôle de sa banque. « Le cœur de mission de la BPI n’est pas celui de sauver un outil industriel obsolète, c’est de construire la France de 2030 ». « Pour les entreprises en décroissance sur les marchés en déclin, il n’y a pas de solution », a-t-il poursuivi. Sa première mission sera de se consacrer à recentrer les activités liées aux fonds propres des entreprises réparties au sein de diverses entités comme le Fonds stratégique d’investissement, le FSI Régions, la Caisse des dépôts et consignations entreprises mais aussi d’autres sociétés de gestion. En revanche, il entend « absolument préserver la culture d’Oséo sur la partie bancaire, qui est très centrée sur le client du reste des activités de la BPI ». Il dit ne pas craindre l’interférence des régions, estimant avoir déjà rencontré beaucoup de leurs représentants et constatant que « les gens travaillent déjà ensemble, avec des fonds communs dans l’innovation ou la garantie. La Banque publique d’investissement apporte un rayonnement supplémentaire. La BPI ne doit pas être un guichet mais aller au-devant des entreprises. C’est pour cela que les effectifs en région du FSI régions vont être doublés pour passer de 40 à 80 personnes. »
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