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La Brasserie Saint-Germain double sa capacité de production

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Basée à Aix-Noulette (Pas-de-Calais) et reconnue pour ses bières Page 24, la Brasserie Saint-Germain investit 1,6 M€ pour faire passer sa capacité de production à 23 000 hectolitres. Elle se diversifie dans la distillerie de gin, d'eau de vie de bière et de whisky et vient de reprendre Claeyssens, l'un des deux derniers fabricants de genièvre des Hauts-de-France.

Créée en 2003 à Aix-Noulette (Pas-de-Calais), la Brasserie Saint-Germain s'est imposée avec sa gamme de bières Page 24 (15 références permanentes notamment en blonde, ambrée et triple) ainsi que ses nombreuses bières éphémères réalisées en partenariat avec d'autres passionnés (une vingtaine par an). Le succès remporté fait qu'aujourd'hui la brasserie a atteint sa capacité de production maximale de 13 000 hectolitres par an. "Pour continuer à innover et à nous développer, nous investissons 1,6 M€ pour la faire passer à 23 000 hectolitres, avec deux nouveaux fermenteurs de 40 hectolitres chacun qui complètent les 9 que nous exploitons déjà", annonce Vincent Bogaert, cofondateur de la brasserie avec son frère Stéphane et Hervé Descamps, un ami. Financé par emprunt bancaire, cet investissement lui permet également de se doter de 400 fûts supplémentaires (sur un parc total de 3 500) et de tanks de garde, de renouveler son matériel de brassage et concassage, de refaire ses bureaux et de créer un laboratoire d'analyse. Distinguées par de nombreux prix nationaux et internationaux, ses bières sont distribuées à la fois en grande distribution, dans le réseau CHR, dans son propre magasin et chez des cavistes indépendants et magasins de produits régionaux, ainsi qu'à l'export. La TPE de 12 salariés a ainsi vu son chiffre d'affaires passer de 1,08 à 2,5 M€ entre 2010 et 2018 avec des exercices bénéficiaires (plus de 340 K€ cumulés entre 2013 et 2017).

De la bière aux spiritueux

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Parallèlement, depuis 2017, l'entreprise se diversifie dans la distillerie de spiritueux par le biais de la société Tos Distillerie. Suite à l'acquisition d'un alambic Arnold Hosltein, elle produit deux genièvres Boutefeu, une eau de vie de bière Humulus et un gin de la Gohelle mis en vente depuis 2018, ainsi que du whisky vieilli trois ans en barriques (90 fûts de 220 litres) dont la commercialisation est prévue fin 2020. Désireux de poursuivre les expérimentations dans ce domaine, les trois associés ont décidé, fin avril, de racheter, aux Grandes Distilleries de Charleroi, la distillerie Claeyssens de Wambrechies, l'une des deux dernières à fabriquer du genièvre dans les Hauts-de-France (Agra Alimentation du 9 mai 2019). "Nous louerons les anciens locaux de cette distillerie classée monument historique et y installerons une colonne de distillerie plus petite d'environ 12 hectolitres. Nous allons investir 1 M€ pour rénover le musée qui existait déjà et accueillait jusqu'à 5 000 visiteurs par an et souhaitons également créer un bar et un restaurant pour développer ce tourisme autour du genièvre", explique Vincent Bogaert. Les travaux commenceront début 2020 pour une ouverture prévue au printemps.