Bières > 18 mois après sa reprise par Covinor, la brasserie nordiste Terken n’est pas parvenue à redresser la barre en dépit de ses efforts de désendettement et de l’abandon du statut de coopérative de consommation.
En mars 2002, la brasserie Terken, en redressement judiciaire, était reprise par le fabricant de vinaigre, moutarde et mayonnaise Covinor (17,4 millions de chiffre d’affaires avec 53 salariés), à Valenciennes (59), filiale du groupe néerlandais Farex. L’opération avait été conclue pour 2,5 millions d’euros. Le montant avait été jugé faible mais, en contrepartie, Covinor s’était engagé à maintenir 124 des 300 salariés de Terken (qui en avait compté jusqu’à 715 dans les années quatre-vingt), et à ne pas céder l’entreprise avant cinq ans. La stratégie produits avait été préservée. D’ailleurs, en mars 2003, Terken s’était vu décerner une médaille de bronze au Concours général agricole à Paris dans la catégorie “bière ambrée”.
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Terken avaient rencontré ses premières difficultés en 2000. Cette année-là, la brasserie, héritière du groupe roubaisien GBM (Grandes Brasseries Modernes), lui-même fruit de la réunion en 1920 de trois brasseries nordistes, avait vu sa production chuter brusquement de 23 % pour s’établir à 450 000 hectolitres. Placée une première fois en redressement judiciaire en novembre 2001, Terken s’était désendettée en vendant, pour 1,5 million d’euros, les 7 hectares qui entouraient son site de production. Mais le statut de coopérative de consommation sous lequel vivait la brasserie l’a lourdement handicapée et, malgré son abandon lors de la reprise par Covinor, le redressement n’a pas été possible.