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Nutrition animale La Bretagne, déficitaire en matières premières, selon Feedsim Avenir

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Feedsim avenir, association regroupant les acteurs de la filière nutrition animale de Bretagne, a tenu son assemblée générale le 21 décembre. Au-delà de la question de la volatilité des cours des céréales, elle est revenue sur la dépendance de la Bretagne à l’égard des importations de matières premières.

Plus de 5 millions de tonnes de déficit de matières premières caractérisent la Bretagne en 2009, selon Feedsim avenir, association regroupant les acteurs de la filière nutrition animale de Bretagne. En céréales, le déficit est de 1,516 million de tonnes en 2009. En tourteaux, il atteint 2,362 millions de tonnes (soja : 1,16 million de tonnes ; colza : 0,83 million de tonnes). Entre 2006 et 2009, ce déficit, toutes matières premières confondues, s’est réduit de près d’un million de tonnes du fait d’une diminution des productions animales et d’une augmentation des productions céréalières. Laurent Morin, délégué général de l’Association des fabricants d’aliment de Bretagne (Afab), constate, lors de l’assemblée générale de Feedsim avenir le 21 décembre, « une forte hausse de l’utilisation des tourteaux dans l’aliment du bétail, au détriment des graines de protéagineux, de coproduits et de céréales ». En 2009, les céréales représentent 54% des matières premières incorporées dans les aliments, les tourteaux 28%, les oléoprotéagineux 2% et les co-produits 8%. Dans cette dernière catégorie, « l’incorporation de sons, de cornglutenfeed, de drèche de maïs… diminue alors que celle de nouveaux produits de l’éthanolerie prend son envol », remarque Laurent Morin.

Réutiliser les graisses animales pour réduire sa dépendance

Feedsim avenir s’est construit, en partie, « autour de la dépendance de la Bretagne en matières premières et des perspectives d’augmentation des prix des matières premières », en juin 2007. Dans ce sens, l’association prône une réutilisation des graisses animales. Avec une production de 78 408 tonnes de graisses de volailles, 48 932 tonnes de graisses de porc et 25 535 tonnes de graisses d’os en 2009, c’est une réduction du coût des matières premières de l’ordre de 10,3 millions d’euros qui est possible (- 4,06 millions d’euros en porc, -6,2 millions d’euros en volaille de chair), d’après Laurent Morin. Mais comme le relève Jean-Michel Adenot, directeur général de la coopérative Garun-Paysanne, « gérer de nouvelles matières premières a un coût » car cela nécessite de nouveaux investissements. La mise en place du « 44 tonnes », l’amélioration du transit rail/route et de la compétitivité des ports bretons font partie des autres thèmes défendus par l’association, toujours dans ce même but de compétitivité de la filière

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