Les intervenants du deuxième rendez-vous annuel des managers de la qualité, organisé les 12 et 13 mai par l’ADRIA à Rennes, ont plusieurs fois souligné que la qualité au long cours, par souci d’amélioration continue de la sécurité des aliments, se pratique plus aisément dans les grandes entreprises. Sans doute parce que la direction en est convaincue.
Dans son plan d’action pour le développement pérenne de l’agriculture et de l’agroalimentaire pour la reconquête de la qualité de l’eau en Bretagne, signé le 4 février 2002, l’Etat voulait donner des moyens aux 500 entreprises de plus de 10 salariés (50 000 salariés, soit 95 % des effectifs agroalimentaires bretons d’alors) pour qu’elles intègrent la qualité dans leur fonctionnement. Objectif des signataires de la charte et de son plan d’action : « Faire de la Bretagne la région leader en matière de sécurité alimentaire».
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La première application apparaît depuis avril. La Chambre régionale de commerce et d’industrie de Bretagne propose aux établissements de 10 à 250 salariés des audits qualité pour vérifier qu’elles maîtrisent les procédés de fabrication, les risques produits, la traçabilité et la gestion de crise. Ce diagnostic peut durer jusqu’à cinq jours. Les conseillers du réseau dédié des CCI, Performance Bretagne Qualité Plus, le réalisent pour les établissements de moins de 49 salariés. Il est entièrement financé par l’Etat et la Région Bretagne. Pour les établissements de 50 à 150 personnes, les interventions sont réalisées par des cabinets ou conseils privés, et le financement couvert à 80 % par les financeurs, à hauteur de 4000 euros maximum.
Depuis avril, huit diagnostics pilote par taille d’entreprise sont en cours de réalisation pour valider le cahier des charges, a expliqué en substance Michel Sorel, directeur du développement économique à la CRCI de Bretagne. Au total, il est prévu que l’opération concerne 120 entreprises (60 de moins de 50 salariés, 60 jusque 250 salariés) d’ici à 2005. Par la suite, la CRCI a prévu de proposer des solutions de changement vers plus de qualité aux entreprises ayant fait l’objet d’un diagnostic. L’Etat et la Région accompagnent l’opération pendant 10 jours au plus et couvrent son financement à hauteur de 50 % (5 000 euros maximum). Selon Michel Sorel, « le secteur de la viande, et en particulier celui des plats cuisinés, devrait être plus demandeur que la biscuiterie par exemple ».