L’Inra, l’Acta et l’APCA ont fait un point le 28 février sur leur accélérateur de transfert de recherche et d’innovation, lancé au Salon 2018. Leur programme : accélérer le transfert de techniques alternatives aux herbicides, puis aux fongicides, et ensuite accélérer le transfert de techniques permettant d’augmenter la production de protéines par l’agriculture française.
La cellule Rit (recherche-innovation-transfert) commune à l’Inra, l’Acta (l’association de coordination des instituts techniques agricoles) et l’APCA (les chambres d’agricultures) a exposé le bilan de son action depuis sa première année d’existence. Cet accélérateur a commencé son activité il y a un an en identifiant et promouvant les techniques alternatives aux herbicides, avant tout sur les alternatives au glyphosate. Ce travail s’est matérialisé par la création d’un centre de ressources, basé sur le dispositif spécifique Geco (Gestion des connaissances) développé par l’Inra, qui regroupe les alternatives connues, identifiées et testées par les organismes de recherche et développement. Au-delà de cet outil de capitalisation des connaissances, la cellule Rit travaille à la mise en place de « démonstrateurs » sur le terrain afin de tester des techniques combinées entre elles à l’échelle du système de culture et d’évaluer leur faisabilité et les adaptations nécessaires.
La cellule Rit s’attaquera ensuite aux fongicides, avec comme projet de commencer par le cuivre : « Il existe aujourd’hui des techniques d’atténuation de la pression (variétés, modes de culture, biocontrôle, …) et d’optimisation des traitements (conditions climatiques, …) qui peuvent permettre d’adapter et de réduire l’utilisation de fongicides de synthèse », a indiqué un communiqué commun aux trois partenaires.
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La cellule se projette sur de nouvelles thématiques pour l’année 2019, dont « l’optimisation de la production et de la valorisation des protéines végétales » : comment augmenter la production française de protéines ? Variétés de pois d’hiver ou de printemps ? Comment augmenter le taux de protéines du blé, du tourteau de colza et des fourrages ?
Des « démonstrateurs » sur le terrain