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Sommet de Cancun  La CFCA dénonce l’échec de la libéralisation des échanges

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La Confédération française de la coopération agricole refuse une libéralisation « au rabais » et estime nécessaire que les pays puissent assurer leur propre souveraineté alimantaire. Concernant l’Europe, la CFCA refuse toute nouvelle concession.

Pour la Confédération française de la coopération agricole (CFCA), « aucune concession nouvelle n’est acceptable pour l’Union européenne » à Cancun. Considérant que « les produits agricoles et agroalimentaires ne sont pas des marchandises comme les autres », elle estime nécessaire de « réguler et maîtriser les marchés pour parvenir à un relèvement des prix agricoles », de « reconnaître aux nations leurs droit à la souveraineté alimentaire », de « favoriser la création de marchés agricoles régionaux » et de « permettre aux pays les plus pauvres d’adopter des mesures tarifaires adéquates ».

L’accord sur la café a condamné 25 millions de familles

Dressant le constat d’échec de la libéralisation des échanges sur le développement de l’agriculture des pays en développement (PED), la CFCA rappelle que « les accords de Marrakech avaient pour objectif de doubler la contribution des PED au commerce mondial; c’est le contraire qui s’est produit! » et de citer en exemple le démantèlement de l’accord international du café qui « a condamné 25 millions de familles à la pauvreté et au chômage ». L’organisme représentant des coopératives agricoles françaises dénonce aussi le prix mondial « érigé en dogme », qui « met en péril l’immense majorité des agriculteurs qui assurent l’essentiel de la production mondiale ainsi que la vie économique de leurs territoires ». Refusant une libéralisation des échanges « au rabais », la CFCA refuse « une nouvelle baisse globale et disproportionnée des tarifs douaniers » et demande « le maintien de la clause de sauvegarde spéciale » ainsi qu’une « meilleure prise en compte des considérations autres que commerciales ».