Laurent Berger prône un « impôt exceptionnel » sur les sociétés non affectées par la crise afin de dégager des marges de financement pour l’avenir, considérant que cette situation pourrait réduire « le sentiment d’impuissance politique ». « Il existe plusieurs pistes pour dégager des marges de manœuvre. Je pense, notamment, à la création d’un impôt exceptionnel sur des entreprises liées à des secteurs qui n’ont pas été impactés par la crise, voire qui ont réalisé des bénéfices », déclare le responsable de la CFDT dans un entretien publié le 22 avril sur le site internet de Ouest-France. Interrogé sur le lobbying anti-écologique prêté au patronat, Laurent Berger répond : « Ce serait une faute majeure de ne pas penser l’économie en y intégrant de vrais changements favorables à la transition écologique. Nous devons combattre ces lobbys qui cherchent à faire reculer, voire annuler, les obligations écologiques. » Si l’on veut faire de cette crise « une opportunité », « nous devons absolument sortir de nos prés carrés, de nos vérités toutes faites. N’oublions pas que l’on crève de nos inégalités sociales. Comme on crève de puiser de façon inconsidérée sur les réserves de la planète », estime le syndicaliste.
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