«Il faudra veiller à la sauvegarde du marché intérieur de l’UE en maintenant les droits de douane et en limitant les importations », a martelé le président de la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) Eric Lainé le 10 décembre en assemblée générale. Une mise en garde adressée aux pouvoirs publics, alors que les producteurs se préparent à la fin des quotas sucriers en 2017. Dans ce contexte, « l’éthanol sera un facteur encore plus déterminant demain pour équilibrer l’offre et la demande », a-t-il souligné. La CGB craint des concessions aux Américains sur l’import en franchise de droit de douane. « Il faut mettre l’éthanol en exception de l’accord transatlantique UE/Etats-Unis », a lancé Eric Lainé au ministre délégué à l’Agroalimentaire Guillaume Garot. Réponse du ministre : « La France agit pour que l’éthanol soit classé produit sensible ». L’après-2017 se traduira par une « plus grande volatilité des prix » du sucre, a aussi insisté le président de la CGB. « Mettez fin à toutes ces concessions commerciales bilatérales de l’UE sous forme de contingents tarifaires », a-t-il réclamé. Selon lui, près de 300 000 t ont ainsi été perdues sur le marché sucrier de l’UE en 2013, au profit notamment de l’Amérique centrale et des pays du Pacte andin. Guillaume Garot est là-dessus resté évasif, sous quelques huées dans l’assemblée. Interpellé sur la Contribution énergie climat (CEC) appliquée au bioéthanol, il n’y a pas fait allusion dans son discours. Ce qui a poussé Eric Lainé à reprendre le micro pour dire combien la taxation, au titre du carbone émis, des énergies biosourcées lui semble « contre-nature ».
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