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La CGB réclame une réponse collective à la crise

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Les OP ne constituent pas le seul sujet de tensions dans la filière betteravière. « J’ai ressenti un profond malaise parmi les betteraviers quant à la responsabilité de leurs syndicats, leurs coopératives dans la crise du secteur », a déclaré le président de la CGB Franck Sander lors du congrès du 16 janvier. « Notre filière n’a pas su répondre collectivement à la crise actuelle », a-t-il poursuivi. Et de citer des engagements sur le prix de la betterave non tenus – c’est le cas pour Cristal Union en 2018 –, les nombreuses fermetures d’usines, à la fois dans le privé avec Saint Louis Sucre et en coopérative chez Cristal Union. La CGB soutient la mise en place d’outils de gestion. Côté marchés à terme, les avancées sont « timides », a noté Franck Sander, pour ce qui est de l’ISR (instrument de stabilisation du revenu), « les lignes commencent à bouger ».

« Il y a des dysfonctionnements dans les coopératives betteravières », a relevé le président de Jeunes agriculteurs Samuel Vandaele. Cela concerne d’abord les prix, selon lui : « Pourquoi certaines coopératives ne veulent pas contractualiser la production alors que des privés le font ? », s’est-il demandé. Et de réclamer des contrats pluriannuels pour donner de la visibilité aux jeunes planteurs. Critiqué sur le non-respect d’un engagement par rapport au prix de la betterave, le président de Cristal Union Olivier de Bohan a objecté que « sur les dix dernières années, les deux meilleurs payeurs sont les coops ». Jean-Charles Lefebvre, le président du conseil de surveillance de Tereos, a, lui, mis en avant une « rupture » depuis trois ans avec la fin des quotas. « Ce n’est pas le moment de se déchirer », a-t-il lancé. « Pendant des années, on a construit ensemble une vraie filière. » « Maintenant que ça va un peu moins bien, il faut resserrer les rangs. »

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Des dysfonctionnements dans les coopératives betteravières »