"Au vu des éléments de l’enquête judiciaire, la responsabilité de Saipol est engagée de manière claire compte tenu de la violation manifeste d’une multitude de règles de sécurité", a indiqué Gérald Le Corre pour la CGT de Seine-Maritime, le 15 février lors d’une conférence de presse à l’occasion du premier anniversaire de l’explosion (Agra Alimentation du 13 septembre 2018). Le 17 février 2018, deux salariés du sous-traitant Snad étaient décédés à cette occasion.
"Dans ce dossier, la responsabilité de l’État est importante en ce sens qu’il n’a pas tout mis en œuvre pour faire respecter la réglementation", a-t-il ajouté, disant "réfléchir à une procédure contre l’État". Le syndicat est partie civile dans ce dossier.
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"Les causes de l’accident restent à ce jour indéterminées. À ce stade, aucune responsabilité n’a été retenue et Saipol doit pouvoir bénéficier pleinement de la présomption d’innocence", a réagi un porte-parole du groupe Avril, maison mère de Saipol.
La société, qui accuse une perte de 33 M€ pour 2018 (4e année consécutive de perte) selon Avril, doit en outre faire face à un mouvement de grève depuis le 1er février. Selon le groupe, interrogé le 15 février, 7,9 % de l’effectif total de Saipol est en grève. Les sites de Grand-Couronne (Seine-Maritime) et de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique) sont concernés par le mouvement. Les grévistes demandent une hausse des salaires de 7 %, une prime de 1 500 € et l’ouverture anticipée de négociations annuelles obligatoires. Une prime, comprise entre 150 et 300 €, a déjà été accordée aux salariés en fin d’année dernière, a rappelé de son côté Avril.