Les partenaires de la chaîne agroalimentaire belge se sont mis d'accord sur le financement d'aides directes temporaires en faveur des producteurs de lait et de porc, confrontés depuis plusieurs mois à des prix non rémunérateurs.
Le ministre fédéral belge de l'agriculture, Willy Borsus, a salué le 31 août l'« accord historique » intervenu au sein de la Concertation de la chaîne agroalimentaire (représentants de l'industrie, du commerce, des agriculteurs et des fabricants d'aliments composés pour animaux) et prévoyant, notamment, des aides directes de respectivement 46 et 30 millions € en faveur des producteurs de lait et de porc sur une période de 6 mois.
Pour les producteurs de lait, ce soutien, semblable à celui mis en place en 2009, équivaut à un supplément d'environ 2,7 centimes par litre de lait. Les montants correspondants seront versés pendant les six mois par l'industrie, les organismes de paiement régionaux en assurant la perception. « Avec cet accord, le prix de la brique de lait en magasin va augmenter pour les consommateurs. Je tiens à les remercier d'avance pour cet effort consenti par tous les Belges pour permettre à nos agriculteurs de travailler dans de bonnes conditions », a tenu à souligner Willy Borsus.
« Unique en Europe »
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Pour les producteurs de porc, l'aide est allouée sous la forme d'un montant forfaitaire par truie présente au sein de l'élevage. Les effets concrets de cette mesure, la première du genre dans ce secteur, restent encore à définir, compte tenu des nombreux maillons de la chaîne d'approvisionnement et de la difficulté d'évaluer l'impact sur chacun d'eux.
« Ce qu'on fait ici est unique en Europe avec la mise en place d'un système d'aides à court terme d'un total de 76 millions €, ce qui est conséquent », a déclaré devant la presse le président de la Concertation de la chaîne agroalimentaire belge, Piet Vanthemsche (Boerenbond). « Et pour le long terme, nous voulons essayer d'innover au niveau interprofessionnel et trouver un mécanisme qui permette de mieux stabiliser les revenus des agriculteurs », a-t-il ajouté.
Le ministre fédéral de l'agriculture a indiqué pour sa part qu'il « continue à travailler sur d'autres aspects », notamment sur une concertation avec le secteur bancaire.