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Épicerie fine/Développement La Chambre aux confitures vise l’international

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Lise Bienaimé, la fondatrice de La Chambre aux confitures, pourrait ouvrir une trentaine de boutiques à l’étranger, en s’appuyant sur des partenaires locaux. Après la France, elle a ouvert fin 2015 son premier magasin à Oslo.

Le fabricant de confitures haut de gamme a ouvert début juillet son sixième point de vente en France, plus précisément rue de Buci, en plein cœur de Paris. Comme pour les autres implantations, c’est une zone touristique à flux intense qui a été retenue. « Nous choisissons des emplacements premium en rapport avec notre positionnement : l’achat touristique ou l’achat cadeau », explique Lise Bienaimé, fondatrice et dirigeante de l’entreprise. L’enseigne ouvrira trois à cinq points de vente en France en 2017, comme en 2016, toujours en propre, ce qui représente un investissement important variable de 150 000 à 400 000 euros par magasin. Fin 2015, La Chambre aux confitures s’est lancée à l’international avec une première boutique à Oslo par l’intermédiaire d’une master franchise, un modèle qui pourrait être reproduit dans d’autres pays.

Les ventes sont en croissance régulière avec un chiffre d’affaires de 1,7  million d’euros en 2015, en hausse de 15 %. Les nouvelles boutiques et les ventes en hausse permettent d’envisager une hausse de 50 % du chiffre d’affaires en 2016. La production est complètement maîtrisée avec une usine en propre dans la Somme (500 000 euros investis en 2013) qui fournit toutes les confitures (95 % des ventes) sauf le miel, acheté à des tiers.

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Dans les prochains mois, La Chambre aux confitures va continuer de s’appuyer sur sa politique d’innovation (un à deux parfums par mois, recettes éphémères, etc.) en conservant ses fondamentaux : « La qualité, le goût, le made in France », résume Lise Bienaimé. L’international est un axe de développement, à condition de bien cerner les attentes des consommateurs dans chaque pays, qui ne sont pas celles des Français. « Il faut rendre l’offre plus compréhensible et travailler sur le parcours client afin de le rendre autonome », explique Lise Bienaimé qui pourrait ouvrir « trente magasins à l’étranger dans les six à sept prochaines années ». Pour financer son développement, l’entreprise a réalisé des levées de fonds auprès d’Audacia (600 000 euros en 2013) et de Nord Capital Partenaires (2 millions d’euros début 206).