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Finistère La chambre a mesuré les critères de durabilité de l'élevage du département

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Confrontés à une grande volatilité du prix des intrants comme de leurs revenus, les éleveurs finistériens s'interrogent. La chambre d'agriculture de leur département vient de publier à leur intention un document portant sur les « conditions d'adaptation et de durabilité des systèmes d'élevage du département ».

 

Dans le Finistère, les 7 800 exploitations agricoles (6 200 moyennes et grandes) ne parviendront à s'inscrire dans la durée qu'à condition « d'être écologiquement intensives, (qu'elles sachent) gérer la complexité, (...) innover sur les produits (et les circuits de vente), produire de l'énergie à la ferme ». À la condition aussi, que les réglementations environnementales évoluent vers « une simplification des zonages et des règles ». Telles sont les principales conclusions de l'étude réalisée par le service économique de la chambre d'agriculture du Finistère, en novembre. Ce département se caractérise par des exploitations plus petites qu'en France (49,4 ha de SAU contre 55 ha) où le lait domine. L'élevage laitier repose sur 3 140 ateliers dont 2 130 spécialisés, soit 40 % des fermes. Ces éleveurs maîtrisent leurs coûts de production « grâce à une efficacité technico-économique maximum (qui) passe notamment par une recherche d'autonomie fourragère et protéique », relève la chambre. Cependant, ils ne parviendront à s'adapter à la volatilité des prix que s'ils renforcent leur flexibilité. Des systèmes flexibles leur permettront de produire plus ou moins de lait, en fonction de la conjoncture, dit l'étude.

Le hors sol doit retrouver de la compétitivité

Dans le secteur de l'élevage hors-sol, la production porcine – 1523 ateliers porcins dont 926 spécialisés (19 % des fermes du département) – a absolument besoin de retrouver de la compétitivité. Non seulement les exploitations porcines travaillent avec des bâtiments « souvent âgés de plus de 20 ans », mais leur production est éclatée entre plusieurs sites d'engraissement, engendrant des surcoûts. La chambre départementale avance plusieurs pistes d'amélioration du système. Parmi celles-ci, citons-en deux : la modification des règles ZES (Zones d'excédents structurels) dans le but d'autoriser le regroupement de l'engraissement des naisseurs engraisseurs sur un seul site ; l'accès à des aides publiques pour moderniser le parc de bâtiments. En volaille de chair, secteur qui rassemble dans le Finistère 606 ateliers dont neuf sur dix sont spécialisés (2000 m2 de surface de production, soit la moyenne la plus élevée des quatre départements bretons), le secteur fait face à deux enjeux majeurs : l'âge avancé du parc bâtiment... et des éleveurs (48 ans en moyenne), puisque 27 % d'entre eux ont plus de 55 ans. Pour la chambre d'agriculture, plusieurs objectifs doivent donc être remplis : le maintien des restitutions à l'exportation ; l'évolution des « relations producteurs-industriels pour un meilleur cadrage des contrats » et, comme en porc, la modernisation des bâtiments et la levée de freins réglementaires liées principalement à l'azote.

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