La Chine compte s’atteler à partir du 1 septembre au renforcement du contrôle de la qualité des produits alimentaires qu’elle exporte, celle-ci ayant soulevé d’importants problèmes ces derniers mois. Cette décision a été prise à la lumière du premier « livre blanc » sur le sujet lequel, intitulé , a été publié par le Conseil d’Etat. Le vice-premier ministre, Wu Yi, a été nommé à la tête d’un groupe de membres du gouvernement chargé de superviser le dispositif qui va être mis en place.
Toutes les exportations alimentaires soumises à de rigoureux tests de qualité bénéficieront du label CIQ – « China Inspection & Quarantaine ». Les emballages devront indiquer le nom et l’adresse du producteur, le numéro de lot et la date de production, dans le but de freiner les exportations illégales. Le Premier ministre chinois, Wen Joabao, s’était engagé à prendre de telles mesures, notamment lors d’un entretien en juillet dernier avec la commissaire européenne à la protection des consommateurs, Meglena Kuneva.
Une longue liste de produits impropres à la consommation
Colorants interdits découverts dans des sauces ou dans des gâteaux de riz, moisissures cancérigènes sur des fruits secs, résidus d’antibiotiques dans des lots de miel et de poissons, traces de mercure sur des anguilles ou encore stocks de nouilles génétiquement modifiées : la liste des ingrédients impropres à la consommation dans les aliments en provenance de la Chine est longue, relève le magazine français L’Expansion le 30 août.
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263 notifications de produits alimentaires chinois dangereux ont été relevées en 2006, selon le réseau d’alerte rapide de la Commission européenne. Et déjà, au cours des sept premiers mois de cette année, « 209 problèmes » auraient été signalés.