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UE/Changement climatique La CIAA plaide pour un accord mondial préservant la compétitivité du secteur

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L’industrie agroalimentaire européenne, représentée par la CIAA, appelle les gouvernements participant à la Conférence sur le changement climatique à Copenhague d’entreprendre tous les efforts pour aboutir à un « accord mondial équitable et juridiquement contraignant » pour la période 2013-2050. Si elle reconnaît que les pays en développement doivent bénéficier d’un « soutien financier à long terme approprié », la CIAA exige en revanche une « égalité des conditions de concurrence » au niveau mondial pour préserver la compétitivité du secteur manufacturier européen.

L’accord sur le changement climatique qui sera négocié à la conférence de Copenhague (7-18 décembre) et que la CIAA appelle de ses vœux devrait être un accord globalement équitable et juridiquement contraignant qui permettrait au secteur agroalimentaire européen de continuer à réduire ses émissions de GES (gaz à effet de serre) « sans compromettre sa contribution essentielle à l’approvisionnement nutritionnel, économique et au bien-être social d’une population mondiale croissante ». La CIAA rappelle que cet équilibre nécessaire est même « reconnu à l’article 2 de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques ». Elle estime qu’il doit également constituer « un élément central d’un nouvel accord des Nations unies à Copenhague ». Tous les pays, selon elle, devront s’engager à long terme sur une action globale et un processus politique continu pour surveiller les progrès vers les objectifs globaux de réduction des émissions de GES. L’accord doit établir un plafonnement des émissions mondiales et la voie de réduction pour toutes les émissions de GES pour la période 2013 à 2050.

Prévoir des sanctions pour non respect des engagements
Les politiques communautaires doivent apporter tout leur appui aux secteurs de l’industrie de l’UE exposés à la concurrence internationale « pour leur permettre de rester compétitifs à l’intérieur de l’Europe », souligne la CIAA. L’industrie, assure-t-elle, est « activement engagée à continuer à réduire ses propres émissions  en appui aux objectifs de l’UE pour 2020 et à contribuer, de manière équitable, aux réductions des émissions de GES nécessaires à long terme pour 2050 ». Elle affirme que ses émissions directes de GES ont été réduites de 12,6 % entre 2003 et 2007. « Tous les secteurs doivent contribuer équitablement aux objectifs de réduction à long terme et le coût-efficacité doit être une considération primordiale pour les décideurs », soutient la CIAA. A ses yeux, un accord à long terme juridiquement contraignant sur les changements climatiques est nécessaire pour assurer aux entreprises « la sécurité juridique pour leurs activités commerciales et pour leurs investissements à grande échelle dans les technologies à faible émission de carbone, produits, services et infrastructures », moyennant bien sûr des « incitations fiscales appropriées ».
L’atténuation des émissions de GES et l’adaptation aux changements climatiques dans l’agriculture doivent faire partie intégrante du futur accord des Nations Unies, estime la CIAA. Les deux actions doivent bénéficier d’un soutien financier à long terme dans le monde entier et en particulier dans les pays en développement. Une augmentation des aides à la R & D est également nécessaire. « Tous les pays du monde doivent signer pour la mise en place d’un régime solide de surveillance, déclaration et vérification universel pour tous les grands secteurs économiques, y compris l’utilisation des terres et la déforestation », souligne la CIAA. Un mécanisme de sanction applicable en cas de non-respect des engagements de réduction doit également être établi.

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