Dans une enquête réalisée sur 70 produits à base de poissons, l'association de défense des consommateurs démontre que les étiquettes sont trop vagues et floues et ne permettent donc pas aux consommateurs de choisir ces produits en connaissance de cause. Après le scandale des lasagnes à la viande de cheval, la CLCV veut sensibiliser les consommateurs sur les produits à base de poisson. L'association nationale de défense des consommateurs et usagers a examiné les étiquettes de 70 de ces produits de grandes marques et MDD parmi plusieurs catégories (Parmentier et brandades, panés, croquettes et nuggets, rillettes, surimis, soupes et plats cuisinés) afin d'évaluer leur qualité et le degré d'information fourni aux consommateurs. Le résultat est sans appel. Dans chacun des produits examinés, il apparaît que les étiquettes sont trop vagues, tant sur les espèces de poissons utilisées, que sur les quantités et les morceaux choisis. Dans ce dernier cas, il apparaît que sous l'appellation « chair hachée ou pulpe », se cachent en fait « les chutes, y compris parfois les arêtes » qui sont récupérés et passent dans des broyeurs et des presses « d'où sort un mélange de chair et de fragments d'arêtes et éventuellement de peau en proportions variables » démontre l'enquête de CLCV.
DES PRODUITS MONTRÉS DU DOIGT
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Un flou sur la qualité de la matière première utilisée dans la fabrication des produits à base de poissons, sans compter l'ajout d'ingrédients (épaississants, émulsifiants et gélifiants) et la valeur nutritionnelles qui laissent parfois à désirer, que l'association juge inacceptable. Cette dernière cite nommément dans son enquête les produits de qualités et ceux qui laissent à désirer. Elle met par ailleurs l'accent sur la trop grande disparité d'étiquetage qui existe avec ce qui est fourni sur les sites internet des drives et appelle les distributeurs, à l'heure du développement des courses en ligne, à mettre leurs sites internet à jour.
Au final, l'association demande « aux pouvoirs publics de redéfinir en lien avec les professionnels et les consommateurs des règles d'étiquetage de ces produits permettant aux consommateurs de comparer et tout simplement de savoir ce qu'ils mangent. Pour appuyer sa demande, la CLCV rappelle que pour les produits à base de viande, « l'ingrédient » obtenu par broyage et pression des carcasses est explicitement mentionné dans la listes des ingrédients utilisés. Un principe qui devrait s'appliquer aussi sur les produits à base de poissons, estime l'association.