« », a déclaré le 28 septembre la Lituanienne Dalia Grybauskaité, commissaire désignée à la programmation financière et au budget au sein de la Commission européenne qui doit prendre ses fonctions le 1er novembre prochain sous la présidence de José Manuel Barroso. La réforme agricole de juin 2003 « », a-t-elle regretté lors de son audition par la commission compétente du Parlement européen.
Mme Grybauskaité, qui répondait à une question d’un député danois membre du groupe parlementaire de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), Anders Samuelsen, sera en charge des négociations qui s’annoncent tendues avec les États membres sur les ressources et les dépenses de l’Union pendant la prochaine période de programmation budgétaire 2007-2013. « Mais je serai liée à une série d’accord conclus avant l’élargissement, en 2002», a-t-elle ajouté, en référence au compromis des chefs d’État et de gouvernement fixant par avance et plafonnant au niveau de 2006 les dépenses de la Pac pour cette période.
Selon la commissaire désignée, « il serait nécessaire de moderniser nos dépenses pour refléter davantage les besoins européens ».
Porte-parole de l’ADLE pour les questions budgétaires, Ann Elisabet Jensen (Danemark) a considéré que Mme Grybauskaité avait été « impressionnante, compétente et sûre de ses convictions» au cours de son audition. Elle a notamment « apprécié» le fait que la commissaire désignée ait été « suffisamment courageuse pour donner un avis honnête » sur des sujets tels que la réforme de la Pac.
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M. Dimas nuancé sur la question des OGM
Auditionné le 29 septembre par la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement, le Grec Stavros Dimas, commissaire désigné à l’environnement, a apporté des réponses nuancées à des questions du groupe des Verts sur les OGM et leur risque pour la biodiversité. Selon lui, deux éléments doivent être pris en compte : les seuils réglementaires et l’espace dans lequel les cultures biologiques et transgéniques se côtoient. « C’est différent dans un petit pays, comme la Grèce, ou dans de grands pays comme l’Argentine ou les Etats-Unis où le risque de proximité des deux types de cultures est limité en raison de l’étendue de ces pays», a-t-il estimé. M. Dimas s’est notamment prononcé pour un seuil de 0,1 % pour la présence fortuite d’OGM dans les semences, comme l’avait demandé le Parlement européen, sous réserve d’un avis scientifique contraire. La précédente commissaire à l’environnement, Margot Wallström, défendait quant à elle des seuils de 0,3 % et 0,5 % pour le maïs et le colza Voir n° 2972 du 13/09/04.
Anne Isler-Béguin (France, groupe des Verts) s’est par ailleurs élevée, au cours de cette audition, contre « le financement de Natura 2000 par le biais du Fonds de développement rural» car, selon elle, cela pourrait « une fois de plus être bénéfique à l’agriculture au détriment de l’environnement». « J’espère que cela ne se produira pas», lui a répondu le commissaire désigné.
Enfin, questionné par Jerzy Buzek (Pologne, Parti populaire européen) sur le conflit entre les besoins en énergie et la pollution de l’environnement, M. Dimas a estimé que la solution résidait dans l’accroissement de la production d’énergies renouvelables et un mode de consommation plus économe.