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Alimentation animale La Commission européenne avance sur la réintroduction des protéines animales

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La proposition de la Commission européenne concernant la réintroduction des protéines animales provenant de non-ruminants (porcs et volailles) dans l’alimentation des non-ruminants devrait bientôt être rendue publique. Un test permettant de déterminer l’origine des protéines est en voie de validation. Mais la France et le Royaume-Uni sont opposés à cette initiative.

La Commission européenne est en train de préparer une proposition visant à réintroduire les protéines animales de non-ruminants dans l’alimentation des non-ruminants. Il s’agit d’autoriser la réintroduction de ces protéines animales tout en continuant d’interdire la consommation intra-spécifique (« cannibalisme »). La Commission proposerait une séparation des filières de production de farines par espèces contrôlée par les autorités sanitaires des Etats membres. Pour les ruminants, l’interdiction de les transformer en protéines animales ou de les nourrir avec des protéines animales subsisterait. En juillet 2010, la Commission européenne avait adopté une communication qui ouvrait la voie à cette proposition par une révision de la législation sur les encéphalites spongiformes. Et le Parlement européen s’est lui aussi prononcé en 2011 dans une résolution sur le déficit de protéines en Europe pour la réintroduction des protéines animales dans l’alimentation des monogastriques (porcs, volaille).

La France et le Royaume-Uni opposés à la réintroduction

Mais pour faire avancer ce dossier il faut d’abord valider un test technique qui permette de déterminer l’origine des farines afin notamment de détecter de manière précise la présence éventuelle de protéines issues de ruminants. Or, le laboratoire de référence de l’UE s’apprête à confirmer la validité d’un test d’ici le mois de juin. Ce qui signifie que les laboratoires de référence nationaux seraient en mesure d’effectuer des tests pour toutes les espèces dans la seconde moitié de 2012.
Les experts du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale (SCFCAH) discuteront de cette proposition au mois de février et pourraient se prononcer dès le mois de mars. Mais la France et le Royaume-Uni – les deux pays ayant été les plus affectés par l’épidémie d’encéphalite spongiforme bovine – sont actuellement les deux seuls pays à s’opposer clairement à la réintroduction de ces protéines animales. D’autres Etats membres ont, pour leur part, émis des réticences quant à la complexité des contrôles à mettre en œuvre.

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