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Quotas laitiers/UE La Commission européenne campe sur ses positions pour la fin des quotas

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« L'atterrissage en 2015 se fera en douceur et on ne compte rien changer. Dans la grande majorité des États membres, les quotas laitiers ne sont plus d'aucune utilité pour limiter la production et le prix des quotas est déjà réduit à zéro ou sur le point de l'être. C'est la raison pour laquelle nous estimons qu'il n’est pas nécessaire de modifier le cadre existant », estime la Commission européenne qui reste ferme sur ses positions.

Dans le deuxième rapport que la Commission européenne consacre à « l'évolution de la situation du marché et des conditions relatives à la suppression progressive du système des quotas laitiers » et qui couvre la période juillet 2010-décembre 2012, elle réaffirme sa ferme volonté de supprimer les quotas laitiers dès 2015, comme prévu. Une conclusion qui est saluée tout particulièrement par l'industrie laitière européenne.
Selon ce rapport, d'année en année, les quotas laitiers perdent progressivement de leur pertinence, la production laitière réelle étant inférieure à ces quotas dans une majorité d'États membres. Au cours de l’année 2010-2011, seuls cinq États membres ont dépassé leur quota laitier (Autriche, Chypre, Irlande, Luxembourg et Pays-Bas), tandis que la production totale de l'UE était inférieure de 6 % au niveau du quota. Compte tenu de cette analyse, la Commission conclut « qu'il n’est pas nécessaire de modifier le cadre actuel, qui apporte une sécurité aux producteurs de lait depuis 2008 et s’avère efficace pour garantir une suppression progressive afin de parvenir à un environnement sans quota fin 2015 ».

Des perspectives à moyen terme plutôt favorables

Selon le rapport de la Commission, grâce à une remontée importante des prix en 2010 et durant une grande partie de 2011, conjuguée à une série d’évolutions favorables du marché, aucun achat à l’intervention n’a été effectué au cours de la période 2010-2012 et les stocks publics de beurre et de lait écrémé en poudre sont vides. Les exportations de l’UE ont progressé en 2010 et 2011 pour l’ensemble des principaux produits laitiers (notamment le lait écrémé en poudre), à l’exception du beurre/butteroil et du lait entier en poudre. Ces bons résultats ont été confirmés depuis le début de 2012, y compris une reprise manifeste des exportations de beurre qui, sur une base cumulée, ont dépassé les niveaux de 2011 au cours des sept premiers mois de 2012. Des résultats obtenus sans restitution à l’exportation. Les projections d'ici à 2022 pour le fromage et les produits laitiers frais sont assez favorables et la production de produits laitiers frais dans l’UE (y compris le lait de consommation, la crème, les yaourts, etc.) devrait augmenter d'environ 8 % (de 2009 à 2022) et la production fromagère devrait croître de près de 10 %. Les perspectives de la demande tant sur le marché intérieur que sur les marchés mondiaux semblent favorables. Si les perspectives montrent une stabilité permanente du marché du beurre, la production de lait écrémé en poudre dans l’UE devrait augmenter d’environ 28 % tout au long de la période prise en considération. Toutefois, en raison d’une évolution plus dynamique sur le marché mondial, l’UE perdra progressivement une part du marché mondial, même si celle-ci représentera toujours près de 31 % des exportations mondiales en 2022.

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