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Union européenne La Commission européenne promet une aide face à la sécheresse

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La Commission européenne a donné son feu vert de principe, lors du Conseil agricole le 17 mai à Bruxelles, au versement d’avances pour venir en aide aux agriculteurs touchés par la sécheresse qui sévit en Europe du nord. D’ores et déjà, la France a obtenu que 80 % de la la prime à la vache allaitante soient versés de manière anticipée.

C’est à la demande de la France que les ministres de l’Agriculture ont débattu le 17 mai à Bruxelles des conséquences de la sécheresse qui s’est installée sur le nord-ouest de l’Europe. « J’ai obtenu l’accord de la Commission européenne pour que 80 % de la prime à la vache allaitante soit versée au 16 octobre, soit avec deux mois d’avance », s’est réjoui Bruno Le Maire, le ministre français de l’agriculture. « Une victoire importante, selon lui, qui donnera un peu d’oxygène à la trésorerie des éleveurs ». Le feu vert définitif de la Commission reste encore soumis à la fourniture d’informations justifiant le recours à ce versement anticipé, ce que le ministre français s’est engagé à apporter dans les prochaine semaines. La France a reçu le soutien de douze Etats membres (Chypre, Belgique, Grèce, Pays-Bas, Luxembourg, Pologne, Roumanie, Autriche, Allemagne, Espagne, Portugal, Hongrie), dont beaucoup ont fait état de difficultés chez eux aussi. « Si la sécheresse continue de s’aggraver, il faudra envisager d’autres aides complémentaires », a fait valoir M. Le Maire qui avait également demandé le versement à la mi-octobre d’un acompte sur les aides directes. Dacian Ciolos, le commissaire à l’agriculture, a assuré aux Vingt-sept que « dans les cas justifiés, comme le prévoit la réglementation, il peut être envisagé de procéder au versement d’avances au 16 octobre ».

Niveau de précipitations similaire à 1976

Selon la Commission, le niveau des précipitations observé jusqu’à maintenant en Europe du nord est similaire à celui de 1976 pour la même période, une année qui avait été particulièrement catastrophique pour l’agriculture. Mais la Commission précise toutefois que des années avec des profils similaires à ceux d’aujourd’hui quant au niveau des précipitations observé en mars-avril ont vu des rendements élevés (1996), moyens (1997, 2010) et bas (1976, 2003). C’est davantage, selon Bruxelles, le niveau des précipitations dans les deux prochains mois qui déterminera la récolte. De son côté, la France souligne, dans une note remise aux ministres de l’agriculture, que cette sécheresse, par sa précocité, a déjà des conséquences sur les cultures et les disponibilités fourragères des exploitations.

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