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Qualité des produits agricoles La communication de la Commission accueillie fraîchement par les Vingt-sept

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Les ministres européens de l’agriculture devraient réaffirmer, le 22 juin, à Luxembourg, l’importance du système des indications géographiques dans l’actuelle boîte à outil à la disposition des producteurs pour mettre en valeur la qualité de leurs produits. Plutôt qu’un démantèlement des indications, les Vingt-sept réclament le maintien d’une « approche européenne commune » et s’opposent à la suppression des spécialités traditionnelles garanties, demandant au contraire une amélioration de cette mention valorisante.

S’ils saluent la communication de la Commission sur la qualité des produits agricoles, les Etats membres de l’UE devraient, dans des conclusions sur ce thème, afficher leur scepticisme à l’égard de plusieurs des suggestions qui y sont formulées. « Les indications géographiques et l’agriculture biologique sont des éléments importants de la politique européenne de qualité des produits agricoles pour les producteurs, les consommateurs et les régions », insiste le texte que les ministres devraient adopter, le 22 juin, sans débat. Certes, ils se montrent ouverts à « des améliorations, des clarifications, des innovations et des simplifications » du système. Mais elles doivent rester dans le cadre d’une « approche européenne commune », alors que la Commission européenne prône une approche à deux vitesses, laissant aux Etats membres le soin de gérer les appellations au niveau national dès lors qu’elles n’ont pas un poids économique important. A l’heure actuelle, les systèmes des indications sont « fondamentalement bien conçus et servent les intérêts des consommateurs, des producteurs et du développement durable des zones rurales, notamment en améliorant le revenu des agriculteurs et en évitant l’exode rural », relèvent-ils.

Les STG défendues par les Vingt-sept
Les Etats membres ne s’opposent pas à la fusion des trois registres actuels telle que la propose la Commission. Mais les vins, les spiritueux et les produits agricoles et alimentaires sous appellations doivent garder leurs spécificités. En revanche, les Etats membres écartent fermement l’idée défendue par la commissaire européenne à l’agriculture, Mariann Fischer Boel, de supprimer les Spécialités traditionnelles garanties (STG). Cette mention valorisante « doit encore prouver son potentiel », mais les Vingt-sept estiment qu’elle peut « encore jouer un rôle important à l’avenir ». Ils demandent donc à la Commission de l’améliorer plutôt que de la supprimer.
Enfin, à propos des mentions réservées dont Bruxelles fait l’un des points fort de sa future politique de qualité, les Etats membres se montrent critiques. Ces mentions « devraient rester optionnelles », écrivent-ils.

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