Les ministres européens de l’agriculture devraient réaffirmer, le 22 juin, à Luxembourg, l’importance du système des indications géographiques dans l’actuelle boîte à outil à la disposition des producteurs pour mettre en valeur la qualité de leurs produits. Plutôt qu’un démantèlement des indications, les Vingt-sept réclament le maintien d’une « approche européenne commune » et s’opposent à la suppression des spécialités traditionnelles garanties, demandant au contraire une amélioration de cette mention valorisante.
S’ils saluent la communication de la Commission sur la qualité des produits agricoles, les Etats membres de l’UE devraient, dans des conclusions sur ce thème, afficher leur scepticisme à l’égard de plusieurs des suggestions qui y sont formulées. « Les indications géographiques et l’agriculture biologique sont des éléments importants de la politique européenne de qualité des produits agricoles pour les producteurs, les consommateurs et les régions », insiste le texte que les ministres devraient adopter, le 22 juin, sans débat. Certes, ils se montrent ouverts à « des améliorations, des clarifications, des innovations et des simplifications » du système. Mais elles doivent rester dans le cadre d’une « approche européenne commune », alors que la Commission européenne prône une approche à deux vitesses, laissant aux Etats membres le soin de gérer les appellations au niveau national dès lors qu’elles n’ont pas un poids économique important. A l’heure actuelle, les systèmes des indications sont « fondamentalement bien conçus et servent les intérêts des consommateurs, des producteurs et du développement durable des zones rurales, notamment en améliorant le revenu des agriculteurs et en évitant l’exode rural », relèvent-ils.
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