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Pâtisserie/Investissement La Compagnie des Desserts s’agrandit

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La Compagnie des desserts achève actuellement la construction de sa nouvelle unité de production dédiée à la pâtisserie surgelée (activité Le Gourmet Parisien). Cet investissement de 7,5 millions d’euros doit permettre de tripler la production d’ici à cinq ans. L’entreprise souhaite voir passer son chiffre d’affaires de 44 millions d’euros à 70-80 millions d’euros sur la même période.

La Compagnie des desserts est née en 2008 (1) de la fusion de Pôle Sud à Lézignan-Corbières (11), spécialiste des glaces, et du Gourmet Parisien à Goussainville (95). Si le site de production dédié aux glaces dispose encore de réserves de capacité, l’activité desserts surgelés, elle, était un peu à l’étroit.
D’où la décision d’investir dans une nouvelle unité de production, dont la construction s’achève actuellement. Implantée à Roissy en France, elle fait 4 400 m2, contre 1 300 m2 précédemment et a représenté un investissement de 7,5 millions d’euros. « L’objectif, c’est de tripler notre production dans les cinq ans », précise Alain Camagie, co-président de la Compagnie des Desserts, qui emploie 350 personnes. Sur la même période, l’entreprise entend faire passer son chiffre d’affaires d’environ 44 millions d’euros en 2009 à 70-80 millions d’euros. « La fusion commerciale est effective depuis le 1er janvier 2009. Nous avons fait un peu mieux que l’année précédente, mais nous savions que ce serait une année stable, notamment du fait des limites de production pour l’activité desserts surgelés », précise Alain Camagie. Pour 2010, l’objectif est de 48 à 49 millions d’euros.

Le développement à l’export
Spécialisé dans la RHF, la Compagnie des Desserts réalise également 10 % de son activité en catering aérien. Une orientation qu’elle souhaite conserver pour l’instant. L’activité se répartit à part égale entre glaces et pâtisserie surgelée. Son développement s’appuie notamment sur l’export, qui a représenté 30 % du chiffre d’affaires en 2009, principalement vers l’Espagne et le Royaume-Uni. Dans les deux cas, la Compagnie des Desserts dispose d’une filiale. Elle a fait le même choix pour les Etats-Unis, marché lancé il y a un an, dont elle attend un volume d’affaires significatif d’ici trois à quatre ans. « Dans d’autres pays où nous n’avons pas les moyens de monter une filiale, nous sommes ouverts aux partenariats, explique Alain Camagie. Nous venons ainsi de créer La Compagnie des Desserts Maroc. Un autre marché où nous pourrions choisir la même solution, c’est le Japon. »

(1) Cf Agra alimentation n°2031 du 4 septembre 2008 p. 14

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