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PAC La Confédération paysanne attend beaucoup des adaptations nationales

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Reçue à l’Elysée et au ministère de l’Agriculture, la nouvelle équipe de la Confédération paysanne a pu exprimer ses souhaits concernant l’adaptation nationale de la Pac et la Loi d’avenir agricole.

Mardi 2 juillet, les représentants de la Confédération paysanne ont été reçus par Valérie Métrich-Hecquet, conseillère agriculture de François Hollande, puis Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, pour présenter leur nouvelle équipe et faire le point sur les dossiers d’actualité. « On sent une écoute et une reconnaissance du travail que l’on fait, même si aucun engagement n’a été pris », a commenté Laurent Pinatel, porte-parole, lors d’une conférence de presse à l’issue des rencontres. « On a signifié à Stéphane Le Foll que les avancées qu’il a amenées sur la Pac vont plutôt dans le bon sens », a-t-il ajouté, évoquant le recouplage des aides, la surprime des premiers hectares et la convergence. Pour autant, le syndicat attend que le ministre continue dans la transposition française d’une Pac qui offre de nombreuses marges de manœuvre nationales. « Le Foll a une palette devant lui que peu de ministres ont eu. Il peut ne rien en faire, ou faire beaucoup de choses », développe Laurent Pinatel, qui doute encore des intentions du ministre.
 
Les petites fermes oubliées par la Pac
Sur la réforme de la Pac conclue à Bruxelles, le porte-parole de la Confédération paysanne « déplore l’absence d’accord sur le plafonnement des aides » et demande un maximum de 45 000 euros par actif. Le syndicat regrette également la faiblesse de l’aide spécifique aux petites fermes, possible pour les Etats jusqu’à 1 250 euros par an, bien au-dessous de ce qu’il préconisait. Il demande « une convergence nationale totale et rapide », que le recouplage profite aux troupeaux de ruminants, aux fruits et légumes et aux légumineuses fourragères, et qu’il n’y ait pas de passerelle entre les deux piliers. Sur l’aspect écologique, la Confédération paysanne veut que seule l’agriculture biologique soit exemptée des mesures de verdissement, et demande « de la pertinence » dans la définition des surfaces d’intérêt écologique.
 
Accompagner la transition
Concernant la nouvelle répartition des aides, la Confédération paysanne attend les adaptations nationales, qui doivent définir beaucoup de choses. Mais, à première vue, ses représentants estiment que ce sont les céréaliers et les élevages concentrés de l’Ouest qui vont perdre le plus. « Les systèmes intensifs vont perdre des aides, et n’ont déjà pas de revenu. Même si on n’est pas en accord avec ce modèle, dans l’immédiat on ne peut pas laisser les gens comme ça », analyse Marie-Noëlle Orain, secrétaire générale, qui demande « d’accompagner la transition » vers un autre modèle.

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