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Ovins La Confédération paysanne craint des aides insuffisantes pour sauver l’élevage

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Le 12 novembre, date de la tenue de la conférence sur les revenus agricoles, les éleveurs ovins seront fixés sur le niveau d’aide d’urgence que le ministère de l’Agriculture leur versera en 2009. Pour la Confédération paysanne, la réunion d’étape du 21 octobre montre que les soutiens seront insuffisants.

La réunion sur l’élevage ovin qui s’est tenue au ministère de l’Agriculture mardi 21 octobre « signe l’enterrement de la filière ovine », estime la Confédération paysanne. La piste de la mobilisation de DPU dormants (inutilisés depuis plus de trois ans) a de nouveau été évoquée pour venir en aide d’urgence à la filière en attendant 2010 et le bilan de santé de la Pac. Elle pourrait permettre de fournir 15 à 25 millions d’euros pour 2009. « Ce qui correspond à une aide entre 3,5 et 5 euros par brebis », précise la Confédération paysanne. Un soutien très éloigné des 35 euros réclamés par le syndicat paysan ou même des 30 euros avancés par la FNO (Fédération nationale ovine).

Le cheptel ovin français en baisse continue

« Si on veut que tous les éleveurs puissent prétendre à une aide, les critères d’attribution sont simples : il ne faut pas de seuil (minimum ou maximum), explique Audrey Mathieu, chargée de mission à la FNO (Fédération nationale ovine), mais le plus important c’est d’avoir des réponses avant la fin de l’année ». Les abattages de brebis ont progressé de 12% sur les 8 premiers mois de l’année 2008 (Institut de l’élevage), preuve que le cheptel français est en cours de forte décapitalisation.

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Verdict, le 12 novembre

La FNO demande donc également la mise en place d’aides au maintien et à l’engraissement des agneaux dans les élevages (comme cela existe déjà pour la production bovine). Les producteurs d’ovins aimeraient aussi se voir attribuer une partie des reliquats de la Pac dont 750 millions devraient être dépensés en soutien aux pays en développement. Pour la Confédération paysanne, il faut surtout revoir les contingents d’importations en rétablissant des tarifs douaniers en dessous d’un prix plancher européen. Michel Barnier, qui annonce depuis longtemps vouloir soutenir l’élevage ovin, présentera son plan d’aide lors de la conférence sur les revenus programmée le 12 novembre.