Agriculteurs mécontents, drapeaux, banderoles et animaux ont troublé la quiétude des bureaux de l’Onic le 13 octobre. La cinquantaine de militants de la Confédération paysanne entendait manifester contre les conditions « inégalitaires » d’octroi des Droits à paiement unique (DPU) et alerter l’opinion publique et les médias.
Action « coup d’éclat » le 13 octobre, à Paris, dans les bureaux de l’Onic. Une cinquantaine de militants de la Confédération paysanne, issus du Comité national, ont envahi l’organisme en charge du paiement des aides agricoles céréalières. « Transparence des aides et vérité sur les DPU », ont scandé les syndicalistes. En plus des banderoles et autres drapeaux, ces derniers étaient accompagnés de bottes de paille et d’animaux vivants : des porcelets et un veau, baptisé pour l’occasion « Prim’Pac ». La Confédération paysanne entendait dénoncer les conditions « inégalitaires » d’octroi des Droits à paiements uniques (DPU), au moment où ces derniers sont actuellement envoyés aux agriculteurs.
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Alerter l’opinion publique
Pour Gérard Durand et Régis Hochart, porte-parole de la Confédération paysanne, « 5 % des paysans vont toucher 40 à 50 % du montant total des DPU. Des gens vont pouvoir recevoir jusqu’à 600 000 euros d’aides à l’année sans obligation de produire. Ceci est inadmissible », ont-ils insisté. « Il faut instaurer un plafonnement », demandait pour sa part Brigitte Allain, ancienne porte-parole du syndicat. « Nous ne sommes pas un organe décisionnaire », se bornait-on à répondre du côté de l’Onic, dont les représentants essayaient de contenir l’ardeur des manifestants. La Confédération paysanne, par cette action dite « symbolique et non violente », souhaitait alerter l’opinion publique sur « la répartition injuste des aides publiques » et véhiculer ses idées sur ce thème, auprès de la presse nationale généraliste. Après deux heures de siège dans la cour du bâtiment, une délégation du syndicat a pu être reçue par Patrick Casenave, responsable des aides et Gérard Dauzou, Inspecteur général. « Ça a été un monologue. Nous avons été poliment écoutés et nos revendications devraient être transmises au ministère », ont déclaré les porte-parole à leur sortie. Selon Gérard Durand et Régis Hochart, de nouvelles actions similaires pourraient avoir lieu, dans les départements, directement dans les Directions départementales de l’agriculture (DDA).