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Pluralisme La Confédération paysanne est décidée à forcer l’entrée dans l’interprofession

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Ce n’est pas la première fois que la Confédération paysanne s’invite à la Maison du lait, siège de l’interprofession laitière, pour réclamer son entrée dans le collège producteurs, où seule la FNPL siège. Sauf que ce 8 septembre, l’occupation du 42 rue du Châteaudun, à Paris, par une cinquantaine de militants, est programmée pour durer. « Nous quitterons la Maison du lait si notre entrée dans l’interprofession devient effective », confiait André Bouchut, secrétaire national. Les militants ont disposé dans le hall d’entrée une grande bannière sur laquelle est écrit « Tous cotisants, tous représentés, tous défendus ! ». Des discussions ont eu lieu entre Henri Brichart et la Confédération paysanne, le 9 septembre, sans aboutir.

La Confédération paysanne est montée d’un cran dans sa revendication visant au pluralisme dans les interprofessions. Une cinquantaine de ses militants ont investi le 8 septembre dans l’après-midi le siège de la Maison du lait à Paris avec la ferme intention d’y rester jusqu’à obtenir gain de cause. Les trois collèges de l’interprofession (producteurs, industriels privés et coopératives) « signent des accords sur le prix du lait (le 3 juin 2009 et le 18 août 2010) catastrophiques pour les éleveurs. C’est pourquoi nous demandons à faire partie des négociations », explique André Bouchut, secrétaire national du syndicat. Dans une lettre ouverte, remise en main propre à Henri Brichart, président de l’interprofession et de la FNPL, présent sur les lieux au moment de l’action du syndicat, la Confédération paysanne réclame 2 sièges dans le collège producteurs sur un total du 18 membres répartis en trois collèges. « Nous voulons renforcer la famille des producteurs (...). Même s’il y a des sujets plus commodes que d’autres, nous pouvons avancer ensemble », estime Yves Leperlier, responsable lait à la Confédération paysanne. « Il ne s’agit pas de contester le fait majoritaire puisque nous demandons deux sièges, rappelle Philippe Collin, porte-parole du syndicat. Ce n’est qu’une application de la démocratie ».

« Aux interprofessions de décider »
Lors du débat parlementaire de la LMA, « le ministre de l’Agriculture s’est prononcé pour une nécessaire évolution de la représentation au sein des interprofessions, sans volonté de l’inscrire dans la loi », rappelle la lettre ouverte remise à Henri Brichart. Le ministre a dit devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale qu’il « partageait l’intention d’une meilleure représentation par les interprofessions du monde agricole », tout en précisant qu’il « appartenait aux interprofessions elles-mêmes de la décider ». La Confédération paysanne a pris au mot le ministre en provoquant les événements. Les militants se sont organisés pour rester au moins une semaine dans les locaux de l’interprofession. Le 9 septembre, l’entrée de la maison du lait aux salariés de l’interprofession était refusée par la Confédération paysanne. Des discussions ont eu lieu entre Henri Brichart et la Confédération paysanne, le 9 septembre, dans un endroit neutre, sans aboutir. Le chemin risque d’être long.

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