«Les nitrates ce n’est pas l’enjeu premier, l’enjeu premier, ce sont les revenus », soutient la Confédération paysanne. C’est donc pour défendre ces revenus que le syndicat a organisé le 16 janvier une « opération coup de poing » devant l’Assemblée nationale. Plusieurs dizaines d’agriculteurs ont répandu de la paille devant l’Assemblée nationale pour « interpeller publiquement les parlementaires pour qu’ils se saisissent des questions agricoles, en particulier de l’élevage », a expliqué Philippe Collin, porte-parole du syndicat. La Confédération paysanne demande plus précisément « à Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, d’organiser un grand débat parlementaire sur l’avenir de l’élevage en France ». Aujourd’hui, « un éleveur gagne entre 3 et 5€ de l’heure », dénonce Gérard Durand. Dans un communiqué du 16 janvier, le Modef estime de son côté qu’« il ne faut pas passer sous silence le vrai problème qui est celui de l’impossibilité pour les éleveurs de répercuter sur le prix de vente des animaux les coûts de mise aux normes des bâtiments d’élevage, l’augmentation du prix de l’aliment du bétail et les coûts liés au respect des règles environnementales ». Une problématique sur laquelle les « syndicats FNSEA-JA, gestionnaires des chambres d’agriculture et des coopératives, portent une très lourde responsabilité et l’exemple du prix du lait est à ce sujet très parlant », dénonce le Modef.
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