La conserverie artisanale JB Océane, fondée par Jean Burel en 1990 à Concarneau, vient d’inaugurer ses nouveaux ateliers de production. Un projet qui a vu le jour grâce à un dispositif de portage financier lancé par la Région Bretagne et qui a nécessité 3,2 M€ d’investissement au total.
La conserverie artisanale et familiale JB Océane à Concarneau cherchait depuis plus de dix ans à s’agrandir. « J’ai acheté ce terrain en 2014 mais je n’avais obtenu aucun accord de financement de la part des banques », souffle Jean Burel, à la tête de cette entreprise familiale depuis trente ans. « La demande est là, notamment dans le bio dans lequel nous sommes présents depuis 17 ans. Nous ne pouvions plus y répondre par manque d’outils. » Le laboratoire de production de conserves, verrines et rillettes à base de sardine, hareng et maquereau passe ainsi de 400 m2 à 1300 m2, incluant un espace de vente et découverte de 120 m2. Le tout aura coûté 3,2 M€, dont 1 M€ en matériel neuf : entêteuse, éviscéreuse, sertisseuse, autoclave de stérilisation… La Région Bretagne a apporté son concours, à hauteur de 50 % pour l’achat du matériel mais également avec le dispositif Breizh Immo, outil de portage immobilier lancé il y a trois ans pour accompagner le développement des PME. Une SCI a été constituée pour l’occasion dont JB Océane n’est propriétaire qu’à hauteur de 10 %. Le temps de rembourser l’emprunt, d’ici à huit ans.
Une production multipliée par deux
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Ce nouvel outil de production, opérationnel depuis début janvier, répond également à une demande d’amélioration de la qualité exigée par les normes européennes et au cahier des charges des certifications pour l’export. La conserverie JB Océane est déjà présente en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas. Par ailleurs, le laboratoire doit désormais permettre à la conserverie de multiplier par deux, voire trois, sa production, portée aujourd’hui à plusieurs centaines de milliers d’unités par an. Les 130 références de recettes sont revendues au sein de cinq boutiques à Concarneau, Pont-Aven et Locronan, ainsi que dans 600 magasins bio en France sous la marque Algo d’Aure. « Le bio représente aujourd’hui 52 % de notre production. Notre souhait est de poursuivre encore dans cette voie », indique Jean Burel, qui préfère rester discret sur le montant du chiffre d’affaires. L’ancien marin concarnois passera les rênes de l'entreprise à sa fille, Anne-Solenne, d’ici la fin du mois de février. JB Océane emploie douze personnes et s’apprête à créer cinq à six emplois d’ici à l’été.