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Consommation de viandes La consommation baisse en France et augmente dans le monde

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La consommation de produits carnés a diminué en France de 1,7% en 2003, alors qu’elle continue de progresser à l’échelle mondiale (+1,2%) et en Europe (+0,8%). 

Conjoncture économique défavorable pesant sur le budget des ménages, fortes chaleurs estivales de l’été 2003 détournant le consommateur des produits carnés... Il n’en aura pas fallu plus pour que les Français réduisent un peu plus leur consommation de viande, constate l’Office des viandes (Ofival) dans le bilan économique annuel qu’il vient de publier. Sur l’année, les achats des ménages ont reculé de 2,5%, cette baisse affectant surtout les viandes de boucherie et les volailles, alors que le secteur de la charcuterie reste épargné. Toutes les filières animales sont touchées par ce recul de la consommation, à l’exception du porc dont les prix ont été tirés à la baisse par une forte abondance de l’offre notamment en fin d’année. Au-delà de ces grandes tendances, chaque filière animale présente ses spécificités : côté bovin, si la consommation est en légère baisse (-1,7%), elle reste néanmoins supérieure de 2,6% à celle de 1999. Chez les ovins, le manque de disponibilités allié à la hausse des prix de détail a de nouveau entraîné un repli de la consommation (-3,2%). Quant à la consommation de viande de volaille, elle chute de manière importante pour la deuxième année consécutive (-5,5% ; soit -83 400 tec). « Depuis le pic de 2001 lié aux reports de consommation issus de la viande bovine, la consommation de viande de volaille a reculé de 9,6% (-151 100 tec) » précise l’Ofival.

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La locomotive chinoise

L’Europe des Quinze s’en sort mieux. L’évolution de la consommation reste positive (+0,8%), même si la progression reste moins prononcée qu’en 2002 : hausse pour la viande bovine (+1,7%) et le porc, recul pour la volaille (-1,2%) et stabilité pour la viande ovine (-0,2%). A l’échelle du monde, la croissance est toujours positive (+1,2%) mais s’est ralentie. « Pour la première fois depuis de nombreuses années, la consommation individuelle est restée stable, et la hausse de la consommation totale s’explique uniquement par la croissance démographique » souligne l’Ofival. La Chine est responsable à elle seule de la moitié de hausse de la consommation mondiale. On constate, à l’inverse, une dégradation de la consommation de viandes dans plusieurs grands pays consommateurs, tels que les Etats-Unis, le Brésil et la Russie.