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En 2011, la dépense de consommation des ménages* ralentit significativement, passant de 1,4 % en 2010 à seulement 0,3 % en volume, selon la dernière étude que vient de publier l’Insee. Elle contribue donc peu à la croissance économique (+ 1,7 %). Les ménages épargnent davantage malgré le ralentissement de leur pouvoir d’achat
(+ 0,5 % après + 0,9 %). En effet, l’accélération des prix (+ 2,1 % après + 1,1 %), du fait du renchérissement de l’énergie et de certains produits alimentaires, fait plus que compenser celle des revenus, notamment d’activité. Le manque de dynamisme de la consommation est dû en grande partie à la douceur exceptionnelle du climat de l’année 2011, les ménages réduisant leurs dépenses de chauffage. Le rythme de la consommation d’autres biens et services, en particulier de télécommunications, s’infléchit également. L’économie de l’information reste néanmoins tirée par les ordinateurs et les téléphones mobiles. La consommation en automobiles neuves diminue moins fortement qu’en 2010, alors que celle en services de transport accélère.
La consommation alimentaire s’accroît
En 2011, la consommation en produits alimentaires, hors boissons alcoolisées et tabac, maintient sa croissance (+ 1,0%) alors que la hausse des prix s’accentue (+ 1,8 % après + 1,1 %). La consommation de pains et de céréales progresse fortement (+ 3,6%). Celle de légumes se redresse (+ 1,2 % après – 0,9 %), favorisée par des prix à la baisse (– 4,7 %). En revanche, la consommation de fruits continue à se réduire (– 1,4 % après – 0,6 %), malgré une hausse des prix plus modérée qu’en 2010 (+ 1,4% après + 5,1 %). Celle de viande et de poisson se replie, en lien avec l’accélération des prix. Les prix des boissons non alcoolisées, notamment le café et les jus de fruits, sont en forte hausse (+ 4,1 %).
*Elle se limite aux dépenses que les ménages supportent directement, dont les dépenses de santé et éducation restant à leur charge. Elle se distingue de la consommation effective qui y inclut les consommations individualisables des administrations (APU) et des institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM).
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