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Contractualisation La contractualisation en fruits et légumes, premier assouplissement

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Les contrats d’achat de fruits et légumes de moins d’un an seront désormais possibles sur les marchés de gros. Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État chargé des PME, propose en effet une mesure qui introduit une durée de contrat inférieure à un an pour les achats en direct auprès des producteurs.

Frédéric Lefebvre a proposé une mesure qui introduit dorénavant une durée de contrat inférieure à un an pour les achats en direct auprès des producteurs, au lieu des trois ans imposés par la loi de modernisation de l’agriculture. Cette mesure bénéficiera à tous les acheteurs qui s’approvisionnent sur les « carreaux des producteurs », c’est-à-dire en direct auprès des producteurs, sur les marchés de gros, qu’ils soient détaillants ou grossistes. Elle fait partie des 80 mesures proposées par le secrétaire d’État lors des Assises de la simplification qui se sont déroulées le 29 avril.
La première famille professionnelle à avoir commenté cette mesure est celle des détaillants de fruits et légumes : « Avec cette nouvelle disposition, les détaillants pourront revenir à leurs pratiques commerciales habituelles sur les marchés de gros », a noté avec satisfaction l’Union nationale des détaillants de fruits et légumes (UNFD) dans un communiqué publié le 3 mai. Les détaillants sont, il est vrai, les plus concernés des acheteurs sur les carreaux de producteurs, commente-t-on à l’UNFD.  
Par ailleurs, les dirigeants de la CGI, Confédération générale du commerce inter-entreprises, qui rassemble une dizaine de filières agricoles, entre autres, ont exposé à Frédéric Lefebvre qui les a reçus le 4 mai, « les inadaptations du système » de contractualisation dans le secteur des fruits et légumes tel qu’il est proposé par la LMAP. « Contractualiser les fruits et légumes à 100% n’est pas une bonne solution », a déclaré Hugues Pouzin, directeur général de la CGI à l’issue de la rencontre. Par pédagogie, pour que le système se rôde, il serait pertinent de l’appliquer dans un premier temps aux produits les plus « lourds » en termes de flux sur les marchés, comme la tomate et la pêche. Mais « sur la rhubarbe et la truffe, cela n’a pas de sens », a-t-il indiqué, pour souligner les écueils à éviter.

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